Qu’est-ce que la « scalabilité » en startup ?

 

Salut les investisseurs malins ! J’espère que tu vas bien.

Je m’appelle Gabriel Jarrosson. Aujourd’hui, je vais répondre à une question qui m’a été posée, la question est la suivante : Qu’est-ce que finalement la scalabilité ? On l’entend partout, notamment dans le jargon des startups. Est-ce que tu pourrais s’il te plaît me définir la scalabilité ? C’est ce que je vais donc essayer de faire tout de suite.

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C’est parti !

Pour commencer, déjà, la scalabilité ce n’est pas un vrai mot français, ça vient de l’anglais « scalability », et « scalability »  en anglais ça vient de « to scale », donc « scale » c’est l’échelle, c’est en français ce qu’on appellerait les effets d’échelle. La scalabilité, résumée de façon extrêmement simple, c’est la capacité d’augmenter ton chiffre d’affaires, de gagner plus d’argent, sans augmenter tes coûts.

Prenons quelques exemples très concrets. Si tu prends la société Nike, eh bien s’ils vendent deux fois plus de chaussures, eh bien ils doivent produire deux fois plus de chaussures. Donc ils vont gagner deux fois plus d’argent mais ils vont également dépenser deux fois plus d’argent puisqu’il faut acheter deux fois plus de matériaux, il faut des usines, il faut payer deux fois plus de salariés, et donc pour produire ces chaussures, et donc dépenser deux fois plus. Alors Nike est un exemple un peu particulier puisque bien sûr c’est un tel volume qu’ils font justement ce qu’on appelle des économies d’échelle, puisque justement le volume devient tellement important qu’ils arrivent à réduire le coût de chaque chaussure. Prenons un autre exemple, qui est un business très classique qui a des effets d’échelle, que moi j’aime beaucoup utiliser pour expliquer les effets d’échelle, c’est la société Uber. Tu connais probablement la société Uber, je l’espère en tout cas. Eh bien la société Uber a des effets d’échelle puisque si la société se met à faire deux fois plus de trajets, eh bien ils vont gagner deux fois plus d’argent puisqu’ils vont prendre deux fois plus de commissions sur les trajets, leur business model c’est une commission sur chaque trajet, mais leurs coûts ne vont pas augmenter. C’est quoi les coûts de la société Uber ? C’est quelques développeurs pour faire l’application et quelques serveurs pour héberger l’application. Et encore, d’ailleurs c’est hébergé sur les serveurs de l’App Store et du Google Play, donc ils n’ont peut-être même pas de serveurs. Donc ils ont très peu de coûts, mais bien sûr leur revenu peut augmenter s’ils se mettent à faire deux fois plus de courses. Idem pour Airbnb, ils ont simplement un site web, mais s’ils hébergent deux fois plus de personnes, eh bien ils gagnent deux fois plus de commissions. Ça, c’est un business où il y a des effets d’échelle. Si tu reviens, pour te donner un autre exemple d’un business qui n’a pas d’effets d’échelle, c’est une société de services informatiques qui vend des développeurs qui développent des produits pour des clients, qui développent des services informatiques, c’est un exemple qu’on me donne souvent : « Ah oui mais c’est de l’informatique donc il y a des effets d’échelle », eh bien non, puisque si tu veux doubler ton chiffre d’affaires, il faut que tu vendes deux fois plus de projets à tes clients, et si tu vends deux fois plus de projets il va falloir que tu embauches deux fois plus de développeurs pour réaliser tous ces projets. Donc à nouveau, pas d’effets d’échelle.

Voilà ce qu’est la scalabilité. Donc retiens bien, c’est augmenter son chiffre d’affaires sans augmenter ses coûts. Ce qui veut dire que ta marge va augmenter, tu vas gagner beaucoup d’argent. C’est évidemment très très répandu chez les startups, et c’est notamment très répandu sur tout ce qui va être lié à internet, donc les sites web, les applications smartphone. A peu près toutes les boîtes, les startups auxquelles tu peux penser : Google, Snapchat, etc., ont des effets d’échelle, et bien sûr c’est en grande partie ce qui fait leur succès. Evidemment les boîtes qui ont des effets d’échelle ont un avantage assez énorme par rapport aux autres boîtes puisqu’eh bien, à partir d’une certaine taille critique, ces boîtes se mettent à gagner de plus en plus d’argent sans avoir les dépenses qui augmentent, et donc à être de plus en plus rentables.

Un autre élément que moi j’aime inclure dans les effets d’échelle, ce n’est pas dans la définition classique, standard, mais moi j’aime l’inclure, c’est : est-ce que la startup a la capacité à répliquer à grande échelle ce qu’elle a fait à petite échelle ? Donc c’est comment cette startup va atteindre la scalabilité ? Autrement dit, il y a beaucoup de startups qui, quand elles démarrent, font un petit peu avec les moyens du bord, font justement en décrochant le téléphone, font des choses non scalables, ce qui peut être une très bonne chose pour apprendre à connaître le client, etc., font peut-être au départ avec les copains, les anciens collègues, les amis de papa/maman, etc., etc. Et bien sûr, moi mon métier, c’est d’être investisseur, et donc quand je vois une startup qui a par exemple fait x de chiffre d’affaires, disons 1000 euros, en général j’en fais plus que 1000 euros, mais voilà, 1000 euros avec les moyens du bord, ma question c’est : comment tu vas faire 10 000, comment tu vas faire 100 000 de façon automatisée ? Si à chaque fois tu dois tout faire à la main, eh bien tu ne vas pas pouvoir grossir puisqu’à nouveau, tu vas devoir embaucher énormément de monde. Je te donne un exemple, une startup, un dossier que j’avais reçu, eh bien pour tous les 400 clients je crois, ils avaient besoin d’un styliste à plein temps. C’était une startup qui proposait des habits, tu t’en doutes. Et donc tous les 400 clients, il fallait un styliste qui s’occupait à plein temps de 400 personnes pour les aider, les conseiller, les accompagner. Et donc cette personne-là m’annonce très calmement qu’ils vont avoir 100 000 clients, et donc j’avais fait le calcul, il fallait je ne sais pas combien de dizaines de stylistes, puisque tous les 400 clients, il faut un nouveau styliste et donc en CDI. Et donc bien sûr, tu le sais en plus, embaucher en France ça coûte très cher, et donc tu te retrouves avec des coûts qui explosent quand le chiffre d’affaires lui aussi explose, et donc tu te retrouves à ne pas gagner d’argent. Donc est-ce que la startup sait comment gagner de l’argent, sait comment répliquer à plus grande échelle ? Et bien sûr sans intervenir de façon humaine.

Voilà, j’espère que j’ai répondu à ta question, j’espère que maintenant tu comprends. J’espère que, si toi aussi tu te posais la question, ça a été clair. S’il manque des éléments, si je n’ai pas été assez clair, n’hésite pas à poser des questions complémentaires en commentaire de cette vidéo, je serai ravi d’y répondre, d’apporter plus de détails, et si besoin de refaire une autre vidéo explicative. Si tu es arrivé jusqu’ici, bien sûr mets-moi un petit « like », ça fait toujours plaisir, pour me dire que tu as apprécié ce contenu. Si tu n’es pas encore abonné, eh bien abonne-toi évidemment pour qu’on arrive à résoudre ce problème d’abonnement. Si tu n’es pas abonné, tu t’abonnes, problème résolu. Et bien sûr, la scalabilité fait partie de mes critères d’investissement. Si tu veux en savoir plus sur tous mes critères d’investissement, eh bien tu peux les télécharger gratuitement, en description de cette vidéo il y a lien, tu mets simplement ton mail et tu les reçois immédiatement. Et je parle en long et en large de tous mes critères d’investissement, notamment de la scalabilité, qui sont les critères avec lesquels j’investis dans les startups et ça me réussit plutôt très bien. C’est tout pour cette vidéo. Tu peux regarder si tu le souhaites une autre vidéo de moi juste au-dessus de ma tête.

Et je te dis à très bientôt pour une prochaine vidéo.

Ciao !