Qui veut être mon associé ? Saison 2 – Épisode 5 – Le Debrief

 

Salut les investisseurs malins, j’espère que tu vas bien, je m’appelle Gabriel Jarrosson, on revient avec l’analyse de l’épisode 5 de la saison 2, de ”Qui veut être mon associé”, on commence tout de suite. 

On attaque avec  Circular Ring, un projet de bagues connectées, encore un. Donc on commence par l’équipe de 2 cofondateurs, est-ce qu’ils sont complémentaires? On apprend d’ailleurs plus tard qu’ils sont en fait 3 cofondateurs dans l’équipe. On a un avantage injuste, très clair, avec une technologie brevetée, donc si les concurrents veulent faire pareil, ils ne peuvent pas. Pour autant, bien sûr, d’autres boîtes peuvent le faire avec des brevets différents, je pense notamment à Oura Ring, qui est bien sûr très connue sur ce segment. Donc Oura Ring fait la même chose, ils n’enfreignent pas leur brevet, mais ils ont une bague différente, donc est-ce que quelqu’un peut faire la même chose? Oui, potentiellement, mais ils ont quand même une technologie brevetée, ça leur donne un certain avantage injuste. 

Le marché, c’est le marché de la santé et du wearables, des devices connectés, donc aucun problème là-dessus. 

Scalabilité, effet d’échelle, donc on est sur un produit physique, donc on n’a pas la scalabilité infinie des produits digitaux, qu’on crée une fois et qu’on vend à l’infini, ici, pour chaque bague vendue, il faut la créer. La bague est vendue à  289€, ou 100€ avec abonnement, donc ils savent comment monétiser et la bague leur coûte 70€. Donc s’ils la vendent à 289, ils ont une marge supérieure à 50 %, donc on est sur un critère ouvert là-dessus. 

Une traction, 2.000 acheteurs, 320.000€ de chiffre d’affaires, pas mal, mais en précommande donc à voir. C’est toujours plus facile de ramener du monde sur une précommande, d’une espèce de Kickstarter, Ulule, etc, mais ensuite, sur le long terme, quand ça s’inscrit sur le long terme, est-ce qu’on est sûr que les commandes continuent à arriver ou pas? On n’est pas certain. 

Enfin, pour ce qui est de la valorisation, on est sur une valorisation donc 300.000 pour 6 %, une valorisation à 5 millions, que je trouve relativement élevée, je trouve même que j’ai été gentil, je trouve que c’est vraiment très élevé. On a quand même 320.000 € de chiffre d’affaires, mais encore une fois en précommande, il faut les livrer et on a une technologie brevetée, mais encore une fois, d’autres personnes peuvent le faire. Donc pour moi, une valorisation quand même relativement élevée pour Circular Ring.

On enchaîne avec Flotte, c’est donc des imperméables made in France, un produit recyclé, donc c’est assez sympa. Ils sont 2 cofondateurs, il reste à savoir la complémentarité. Ils ont dit qu’ils étaient assez complémentaires, puisque la femme avait, elle, fait des études de commerce, et le mari, lui, n’en avait pas fait, donc ils se complétaient, donc ça a l’air d’être complémentaire. 

L’avantage injuste, j’ai trouvé ça intéressant, ils ont déjà 200 points de vente, donc toi et moi demain on peut refaire un imperméable, une boîte, mais pour aller se faire référencer dans 200 points de vente, il y a quand même pas mal de boulot et ils l’ont déjà, donc c’est bien, c’est bien joué. 

Le marché, c’est le marché de l’imperméable, il est évidemment très grand. Rien qu’en France et dans le monde entier, on est sur des produits physiques, donc chaque imperméable vendu, il faut le produire, donc on n’est pas sur la scalabilité des produits digitaux. Ils savent comment monétiser, ils vendent les manteaux et ils ont une marge de 50 % en B2B, et encore plus en B2C. Donc ils ont une marge supérieure à 50 %, critères verts. 

Ils ont une traction assez impressionnante, 600.000 € de CA, franchement chapeau, je ne m’attendais pas à autant pour des imperméables et une valorisation à 2 millions, qui, compte tenu de tout le reste, me parait bonne. Et donc tu vois qu’il y a quand même beaucoup de critères ouverts pour cette boîte, donc franchement bravo à Flotte, simplement, c’est bien sûr des produits physiques. 

Encore une fois c’est une analyse très rapide et je me rends compte que ça fait vraiment même quelques secondes, il faudrait aller plus loin, vérifier sur combien de temps a été fait le CA pour la traction, si c’est en cinq ans, ce n’est pas la même chose que si c’est sur un an. Est-ce que c’est 200 points de vente différents ou une seule marque avec 200 points de vente, et dans ce cas-là c’est moins difficile à reproduire, etc, mais vraiment à première vue, voilà, plein de critères. 

Ensuite on a ”Ça Roule Raoul”, donc on a ici une boîte un peu compliquée à comprendre, mais disons   d’accompagnement à l’achat de voitures d’occasion. Donc on a 2 cofondateurs, est-ce qu’ils sont  complémentaires ou pas, quel est leur avantage injuste? 

Alors je n’ai pas réussi à trouver que je l’ai dit dans la vidéo de la semaine dernière, en fait, toutes les places de marché ont un avantage injuste, quand elles deviennent trop grosses pour être ignorées. C’est le cas d’Airbnb. Aujourd’hui tu vas sur Airbnb parce que c’est là que tu vas trouver le plus d’offres, et donc si c’était une énorme startup, tout le monde dirait ben oui, j’achète ma voiture d’occasion sur  ”Ça Roule Raoul”, c’est évident, c’est là où il y a les meilleures voitures, donc les acheteurs vont là.

Aujourd’hui, ils sont à une traction minuscule, 300 inspections depuis avril 2019, donc au début j’ai dit 300 inspections, j’ai mis un critère orange, mais après quand j’ai vu que c’était depuis avril 2019, j’ai mis un critère rouge en disant, franchement, ça fait plus de deux ans que le projet existe, c’est trop peu en terme de traction, donc ça réduit énormément leur avantage injuste. 

Le marché, 6 millions de transactions par an en France, ils ont dit, donc c’est un marché énorme, aucun problème. En théorie, ça devrait être scalable, avec des effets d’échelle, pourtant, il y a une inspection manuelle du véhicule, donc on enlève toute la scalabilité du projet, ça c’est vraiment dommage. Il monétise en prenant 50 % du montant négocié à la baisse, très bien, et ils ont une marge qui est très variable, qui n’a pas été abordée, mais comme les inspecteurs des voitures sont des salariés, eh ben il remplit bien son emploi du temps et qui fait dix inspections par jour tous les jours, eh bien ils ont une super marge, mais les jours où il ne fait rien et il n’a pas d’inspection, il faut quand même le payer. Donc à très grande échelle, tu peux optimiser et avoir des bonnes marges, mais aujourd’hui, les marges ne sont pas terribles.  

L’attraction, on en a parlé et donc il reste la valorisation, 1,3 million pour une boîte qui a fait 300 inspections, qui a fait 30.000 € de CA en deux ans, d’ailleurs Eric Larchevêque l’a dit, 1,3 million de CA c’est complètement déconnant. Donc un critère rouge pour ”Ça Roule Raoul”. 

On enchaîne avec Explora Project, un projet de voyage un peu différent, alors 2 cofondateurs, quelle complémentarité, et la cofondatrice, si j’ai bien compris, qui s’appelle Déborah, de mémoire, peut-être je dis une bêtise, et t’es pas sur le plateau, bon, étrange. 

Avantage injuste, alors à la fois  j’avais envie d’écrire, comme pour beaucoup, tout le monde peut le faire, et c’est vrai, à la fois, il faut négocier effectivement avec des tour-opérateurs, il faut les négocier avec des gens sur place, il faut avoir le catalogue d’offres et il y a du boulot pour le constituer. Donc il y a un léger avantage injuste, honnêtement, pas énorme.  

Le marché du voyage est suffisamment grand, il n’y a pas de problème. C’est un business d’agence, donc c’est scalable en théorie, c’est à dire qu’eux, ils ne sont pas sur place, ils n’ont pas de coûts de production, ils disent allez là, allez faire tel voyage, allez faire telle activité, allez dans tel hôtel, et eux ils ont rien à faire à part encaisser, donc ça c’est bien. 

Et donc la monétisation, c’est qu’ils vendent le voyage, bien sûr, et ils font une marge dessus, par contre la marge c’est seulement 26 %. Donc ça c’est assez faible pour le coût, inférieur aux 50 % nécessaires une pour avoir un critère vers 300 % de croissance depuis trois ans, par an, chaque année de 300 %, donc très bien, mais valorisation de 5,500.000 pour 10 %, mais on ne sait pas quel est leur chiffre d’affaire, ça n’a pas été évoqué dans l’émission, donc s’ils font 1 million de chiffre d’affaires, très bien, s’ils font 200.000 de chiffre d’affaires, pas bien. Même s’ils font 1 million avec 26 % de marge, c’est à dire qu’ils font 260.000 de résultat net, ils valorisent 20 fois le résultat net, c’est un peu élevé, bon, pour une startup ce n’est pas du jamais vu, 1,250.000, bon bref, bien difficile, je ne peux pas me prononcer, donc c’est point d’interrogation là-dessus, c’est dommage que ce ne soit évidemment pas abordé. 

On termine avec le dernier projet de la soirée, La ruche à vélos. Donc 3 cofondateurs, tous les trois ingénieurs donc à priori pas forcément hyper complémentaires là-dessus, donc ça peut potentiellement valoir un critère rouge, si on se rend compte qu’il y a trois ingénieurs et qu’ils n’ont aucune complémentarité, du coup, ça ne va pas. Il faut une équipe avec plusieurs personnes, mais complémentaires. 

L’avantage injuste – ils ont des brevets sur la sécurité à l’intérieur, mais il y a deux entreprises qui le font, ils le disent eux-mêmes, une boîte allemande d’une boîte japonaise, donc l’idée d’un brevet, c’est d’empêcher les concurrents d’entrer sur le marché, mais là, tout le monde peut le faire, donc ce n’est pas terrible et il n’y a pas un énorme avantage injuste.  

Le marché du vélo, aucun problème. C’est un produit très physique, un objet physique, un hangar, donc il n’y a pas de scalabilité des produits digitaux comme d’habitude. 

La monétisation, c’est la vente de l’emplacement plus entretien, aucun problème, avec une marge seulement de 32 %, donc c’est critère négatif. 

Une bonne traction, parce que le projet est jeune, ils ont déjà 3 parkings vendus et c’est des projets à 250.000€, donc c’est bien d’en vendre 3, c’est très bien et une valorisation à 2,4 millions pour une boîte jeune, avec très peu de marges et trois parkings vendus, c’est bien mais donc j’ai mis bof c’est bien, parce qu’ils ont quand même vendu 3 parkings. Franchement ce n’est pas bien, 2,4 millions c’est quand même élevé, donc j’ai mis bof, voilà, tout simplement. 

Voilà pour l’analyse de l’épisode 5, de ”Qui veut être mon associé”, j’ai cru comprendre que c’était le dernier, je ne suis pas sûr. Si ce n’est pas le dernier rendez-vous l’année prochaine, si ce n’est pas le dernier rendez-vous la semaine prochaine, si c’est le dernier rendez-vous lors de la saison 3, évidemment d’ici là, ça me ferait plaisir que tu t’abonne à la chaîne YouTube, on parle d’investissement en startups et de plein de choses intéressantes. 

Si tu es ailleurs, t’as des sujets, des idées de vidéos ou des commentaires etc, tu n’hésites pas à me le dire juste en dessous, et bien sûr, si tu veux investir avec plusieurs centaines de Français dans des startups à très fort potentiel de la Silicon Valley, qui répondent à tous mes critères d’investissement, qui sont en très forte croissance, notamment issues du plus grand incubateur de startups au monde, le Y Combinator, eh bien, tu peux le faire en rejoignant le club privé Leonis Investissements, dont le lien se trouve juste en dessous dans la description de la vidéo. Et moi je te dis à très bientôt pour une prochaine vidéo sur YouTube.