Regardez bien cette femme devant sa Tesla. On pourrait croire que c’est une femme comme une autre, peut-être une mère de famille avec ses habits décontractés. Mais la personne que vous voyez là n’a rien à voir avec ce portrait simpliste.
Cette femme, c’est Cathie Wood et à 66 ans, elle est aujourd’hui à la tête de ARK Invest qui gère plus de 42 milliards de dollars. Forbes a classé Cathie Wood au rang de 53ème femme la plus influente de la planète en 2021 et 79ème dans le classement des self-made women américaines les plus riches. Alors bien sûr, vous pourriez croire qu’elle est simplement une investisseuse chanceuse qui était l’une des toutes premières à investir sur une startup miraculeuse qui est devenue une giga licorne, la première investisseuse de Google, de Facebook, mais pas du tout.
Vous pourriez aussi penser qu’elle a simplement eu les bonnes connexions, les bons contacts, qu’elle a été aidée par des amis riches, peut-être qu’elle avait un mari riche, eh bien non plus. Dans cette vidéo, je vais vous expliquer comment Cathie Wood a réussi à craquer Wall Street. On va commencer par s’intéresser au parcours de Cathie Wood, ses débuts dans l’investissement jusqu’à la création de ARK Invest.
On verra ensuite comment son entreprise a réussi à atteindre une croissance exponentielle grâce à une stratégie bien particulière. Enfin, pour finir, je vous montrerai comment vous aussi, vous pouvez construire une stratégie d’investissement aussi performante que celle de Cathie Wood depuis chez vous, depuis votre canapé, en répliquant le même type d’investissement que fait Cathie Wood mais en encore meilleur. Catherine de Guy Wood est née en 1955 à Los Angeles d’une famille d’immigrés irlandais.
Elle est diplômée en 1981 d’un bachelor d’économie et de finances mais dès 1977, c’est-à-dire 4 ans avant d’obtenir son diplôme, elle commence à travailler et elle prend un job en tant qu’assistante économiste chez Capital Group alors qu’elle est étudiante. Et très vite, elle décide de déménager à New York pour aller travailler directement au cœur du cyclone, à savoir à Wall Street. Elle va passer par plusieurs grands noms comme Jenison Associates et puis Alliance Bernstein où elle gère, assez jeune, déjà 5 milliards de dollars.
Et son métier durant ces années-là, c’est de gérer de l’argent et de le placer et elle s’intéresse très vite pour placer cet argent à des secteurs innovants et novateurs comme le séquençage ADN, l’intelligence artificielle, le stockage d’énergie, les voitures autonomes, la robotique. Mais elle s’intéresse aussi à une petite technologie pas très connue à l’époque qui s’appelle la blockchain. Un beau jour, elle va voir son employeur et elle lui propose de créer un ETF qui permettrait à ses clients d’investir dans l’innovation technologique.
Un ETF, qu’est-ce que c’est ? ETF, ça veut dire Exchange Traded Funds. Concrètement, c’est un indice qui va répliquer un sous-jacent. C’est-à-dire que si vous avez un ETF pour le CAC 40, eh bien, si le CAC 40 monte, l’ETF va monter.
Si le CAC 40 baisse, l’ETF va baisser. Ça réplique un panier de sociétés, un panier d’indices. Par conséquent, acheter un ETF, c’est comme acheter tout un tas d’entreprises d’un coup.
Et on peut acheter par exemple l’ETF CAC 40 qui représente toutes les entreprises du CAC 40, mais on peut aussi acheter des ETF selon certaines géographies et selon certaines thématiques. On pourrait imaginer un ETF avec toutes les entreprises brésiliennes. Ce serait l’équivalent du CAC 40 au Brésil.
Mais on peut aussi imaginer un ETF avec toutes les entreprises qui font de la finance ou avec toutes les entreprises qui ont un impact écologique positif. Ça peut également être par secteur, le jeu vidéo, le luxe, ou par taille d’entreprise, les grosses entreprises, les mid-cap, les small-cap. Mais pour en revenir à notre ami Cathy Wood qui propose son ETF à son patron, Allianz Bernstein, eh bien, l’entreprise juge le projet trop risqué et décide donc de refuser la proposition de Cathy.
Et donc, Cathy prend une décision vraisemblablement difficile puisqu’elle travaille depuis 12 ans chez Allianz Bernstein. Elle décide finalement de claquer la porte, de quitter la société et de fonder sa propre société en 2014, ARK Invest. Mais alors, comment Cathy a-t-elle réussi à faire connaître son entreprise ? Pour savoir comment Cathy a réussi à faire connaître ARK Invest, on va s’intéresser de plus près à sa stratégie, sa thèse d’investissement et à ses ETF.
ARK décide de fonder son succès sur l’innovation. Quand on parle d’innovation, on peut parler d’innovation disruptive qui va venir en rupture avec un marché déjà existant. En d’autres mots, c’est une évolution qui va venir créer un nouveau marché.
Et en général, lorsqu’une innovation disruptive arrive, le nouveau marché qu’elle crée va connaître une croissance extrêmement rapide, parfois explosive, et l’ancien marché, lui, va tendre à disparaître. Par exemple, le smartphone à écran tactile comme l’iPhone est une innovation disruptive. Lorsqu’il arrive sur le marché en 2007, eh bien, le marché du téléphone classique, le téléphone à clapet ou à clavier, s’est complètement effondré et le marché du smartphone à écran tactile l’a complètement remplacé en quelques années.
Mais toutes les innovations disruptives ne réussissent pas forcément sous prétexte qu’elles sont nouvelles. Un bon contre-exemple d’innovation disruptive qui s’est conclue par un énorme flop, ce sont les Google Glass. Absolument révolutionnaires, elles proposaient des fonctionnalités avancées du jamais vu sur des lunettes qu’on portait au quotidien.
Malheureusement, en 2013, le public n’était pas prêt pour cette révolution. A l’époque, on ne parlait pas encore de metaverses et donc, ces lunettes font un flop absolument total. Peut-être que justement à l’avenir, le métaverse fera revenir ces lunettes à la mode, mais on n’en est pas là.
Mais revenons-en à ARK Invest. Le credo de ce fonds d’investissement, c’est de miser sur des entreprises ultra innovantes dont la valorisation va doubler dans les 5 prochaines années. Cathie Wood crée donc 4 ETF différents au moment du lancement.
Il y a le Innovation ETF, c’est le produit phare. Il regroupe des valeurs comme Tesla, Zoom ou Shopify classique. Aujourd’hui, cet ETF représente plus de 25 milliards de dollars sous gestion.
Ensuite, Next Generation Internet ETF, donc comme son nom l’indique, pour la nouvelle génération Internet qui inclut des entreprises comme Coinbase, Twitter ou Twilio. Il y a également Genomic Revolution ETF, évidemment qui investit sur toutes les entreprises de révolution génomique. Et enfin, Autonomous Technology & Robotics ETF, sur les technologies autonomes et la robotique, qui contient des actions comme Tesla, mais aussi UiPath et Unity sur le côté automatisation.
Elle créera par la suite d’autres ETF comme FinTech Innovation ETF ou alors Space Exploration ETF, je pense que je n’ai pas besoin de t’expliquer ce qu’ils font, mais aussi un projet d’ETF basé sur la valeur du Bitcoin. Pour se faire connaître, ARK Invest rend publiques toutes ses analyses, ses recherches, toutes ses transactions et même tout son portefeuille, son portfolio. C’est exactement ce qu’avait fait Elon Musk avec tous les brevets de son entreprise Tesla.
Et comme on l’avait dit à l’époque pour Elon Musk, on pourrait se dire que c’est une stratégie extrêmement dangereuse puisque, en effet, avec toutes ces données publiques, n’importe qui peut voir les investissements réalisés par ARK et les imiter, faire exactement la même chose, sans avoir besoin de passer par eux et évidemment de leur donner une commission au passage. Mais en réalité, la plupart des investisseurs ayant vu une marque de transparence, d’honnêteté et de crédibilité à travers cette démarche. Ce qui a donné à ARK Invest un fort capital confiance et pour beaucoup d’investisseurs n’ayant pas le temps eux-mêmes de répliquer tous ces trades manuellement, ils ont décidé d’aller plus vite et de tout simplement passer par l’ETF justement en question de ARK.
Pour gérer ces ETF, Cathie Wood n’a pas choisi les employés les plus expérimentés de Wall Street et ne s’est pas entouré de seniors aguerris. Au contraire, elle a fait appel à énormément de jeunes, une équipe extrêmement jeune. Et on la comprend, les anciens de la bourse de New York sont plutôt habitués à des investissements bon père de famille sans prendre énormément de risques.
Et tu l’as compris, Cathie Wood, ce n’est pas ce qu’elle veut, elle veut du risque. Et donc, elle a choisi de s’entourer de jeunes. Il suffit de faire défiler la page de son équipe pour se rendre compte que les gens avec qui elle travaille sont effectivement relativement jeunes.
Alors, pourquoi s’entourer d’une équipe finalement aussi inexpérimentée ? Eh bien, il y a deux raisons. La première, c’est que ce sont des jeunes qui sont prêts à prendre des risques puisqu’ils sont avides de résultats. Et ensuite, parce que chaque personne qu’elle emploie est finalement spécialisée dans un domaine technique très précis qui l’intéresse.
Il peut être spécialisé en génomique, il peut être spécialisé en voiture autonome, etc. qui sont les domaines d’innovation sur lesquels justement elle veut investir. Tout ceci fait de ARK Invest finalement un fonds assez particulier, assez novateur.
Et comme toute chose particulière et novatrice, c’est un fonds qui est énormément critiqué. Et alors, je peux te dire que les critiques envers Cathie Wood ne se sont pas faites attendre et elles sont extrêmement nombreuses. Évidemment, quand on gère des milliards de dollars avec une stratégie qui casse les codes de Wall Street, eh bien, on ne se fait pas que des amis.
Le premier axe d’attaque de ces détracteurs, on en a parlé à l’instant, c’est évidemment son équipe jeune, qualifiée souvent deinexpérimentée. Et par ailleurs, il y a l’air d’avoir un fort turnover chez ARK Invest, ce qui voudrait dire qu’effectivement, la société n’est pas capable de retenir ses talents. Le deuxième point d’attaque qui lui est reproché au moins aussi souvent, voire plus, c’est son portefeuille extrêmement concentré.
C’est-à-dire que, selon beaucoup, il n’est pas assez diversifié. Pour te donner un ordre d’idée, dans le portefeuille ARK Invest, seulement 10 actions représentent plus de 50% du portefeuille, 53,02% début janvier 2022. Mais en plus, comme on l’a vu, ces 10 entreprises qui représentent 50% sont toutes des entreprises technologiques qui sont jugées par beaucoup comme spéculatives et prises dans une sorte de bulle financière.
D’ailleurs, au moment où je tourne cette vidéo fin janvier 2022, on a vu que cette bulle sur les valeurs technologiques est clairement un petit peu redescendue, à un petit peu éclaté, en tout cas, c’est un petit peu dégonflé. Des personnalités extrêmement connues du monde de la finance sont assez sceptiques. Et par exemple, Michael Burry qui est le célèbre investisseur rendu populaire par le film « The Big Short » dont il est le héros, il fait partie de ces personnes qui ne croient pas du tout en Cathie Wood.
L’investisseur a d’ailleurs établi une position de short sur les ETF de ARK, c’est-à-dire qu’il a parié à la baisse en pensant que les actions allaient s’effondrer. Finalement, deux mois plus tard, il retire sa position de short puisque l’action avait trop monté, il n’avait plus les moyens de maintenir sa position. Et en effet, on peut tout à fait se dire que ce manque de diversification de la part de Cathie Wood fait qu’elle va peut-être perdre certaines opportunités autres en manquant justement de diversification.
On parle beaucoup de la rotation sectorielle. Et donc, on a vu ces derniers mois, même toute l’année 2021, de l’argent sortir des valeurs technologiques pour aller sur des valeurs disons plus value, comme on dit, ou des valeurs plus de reprise. Eh bien évidemment, Cathie Wood se prive de cette montée des valeurs value en investissant uniquement dans la technologie.
Pour résumer, et comme vous le voyez sur cette une parue carrément sur CNN, eh bien les investisseurs accusent Cathie Wood de jouer avec le feu de manière irresponsable en prenant trop de risques et en étant trop concentré sur quelques valeurs. Pourtant, les critiques ont beau dire, eh bien les résultats eux sont bien là. Et très honnêtement, ils sont impressionnants.
L’ETF Innovation, qui est donc l’ETF principal de ARK, gère aujourd’hui plus de 25 milliards de dollars. Ces chiffres sont assez exceptionnels avec une hausse annuelle moyenne entre 2014 et 2021 de 38% par an. Le fonds a donc éclaté, surperformé le S&P 500 qui lui tourne à 13% par an sur la même période.
On parle quand même d’une surperformance de 25% pendant 7 ans. C’est juste incroyable. Mais c’est surtout les deux dernières années qui sont encore plus intéressantes à analyser.
En commençant par 2020 où l’ETF de Cathie Wood a eu une rentabilité de 152%. C’est un chiffre absolument énorme et c’est une performance vraiment incroyable et exceptionnelle. Et c’est bien sûr à partir de ce chiffre que les plus vives critiques ont émergé et que tout le monde a commencé à attaquer Cathie Wood et à crier à la bulle spéculative.
Alors, d’où vient ce bon résultat ? Eh bien en fait, c’est facile. Les deux plus grosses positions de ce portefeuille, c’est Tesla et Zoom qui ont toutes les deux vu leur valorisation complètement exploser en 2020. Tesla, plus 750% et Zoom, plus 500%.
Et ensuite, 2021, deuxième année à analyser, et là malheureusement pour Cathie et pour tous ses investisseurs, eh bien ça ne s’est pas passé pareil. C’est la douche froide pour Cathie avec son fond qui perd 21,8% alors que le S&P 500, lui, gagnait 28,7%. Alors bien sûr, les opposants à Cathie Wood mettent ce résultat sur le dos de son incompétence et sur la bulle qui aurait explosé.
Tandis que Cathie Wood, elle, explique que ce résultat est dû à des considérations macroéconomiques et notamment l’augmentation des taux d’intérêt par la Fed. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que Cathie Wood a récemment affirmé un certain nombre de choses, a fait un certain nombre de prédictions qui se sont révélées fausses. En mai 2021, elle assure que l’inflation actuelle se transformera très rapidement en déflation, ce qui, pour l’instant, n’a pas du tout été le cas.
Et c’est même le contraire puisque, pour l’instant, l’inflation est toujours en hausse. Un autre exemple, sur le cours du baril de pétrole, lorsqu’il chute au milieu de l’année, elle assure qu’il ne remontera jamais au-dessus des 70$ le baril. La raison qu’elle évoque est simple selon elle, il s’agit simplement du fait que beaucoup de gens sont passés à l’électrique et que donc plus personne n’aurait besoin d’essence pour sa voiture puisque tout le monde aurait une voiture électrique.
Finalement, il n’aura fallu attendre que quelques mois après sa déclaration pour qu’on voit le prix du baril atteindre 85$ et lui donner complètement tort. Voici donc les quelques arguments en défaveur de Cathie Wood et les gens qui la critiquent. Pour quelles raisons ? Cependant, il est impossible de lui enlever sa performance.
Les chiffres parlent. Et même en prenant en compte une année 2021 assez catastrophique, on parle d’une surperformance de 25% du S&P sur les 7 dernières années, ce qui est absolument exceptionnel, d’autant plus si on se dit qu’elle a une équipe jeune et inexpérimentée et qu’elle-même, elle ne fait ce métier que depuis 7 ans, pas depuis 40 ans. Honnêtement, on ne peut pas lui enlever les résultats chiffrés et c’est absolument exceptionnel.
Alors certes, je viens de vous raconter une belle histoire d’une self-made woman sur les marchés financiers. Mais si Cathie a effectivement investi dans des entreprises innovantes, elles étaient toutes déjà relativement installées sur le marché. On est bien d’accord que ça a été très rentable, mais ce n’est pas encore optimal.
L’idéal pour un investisseur, c’est d’investir le plus tôt possible dans une boîte avant qu’elle débarque, qu’elle déboule sur le marché, qu’elle explose et qu’elle grossisse. Et Cathie Wood, d’une certaine manière, a eu un petit peu de chance puisqu’elle a investi dans Zoom avant la pandémie et avant que tout le monde l’utilise. Pour ça, il faut investir dès le début, lorsque l’innovation vient d’être créée et que l’entreprise est la plus petite possible.
Le plus simple, c’est d’investir quand l’entreprise est une startup et qu’elle n’est pas encore cotée en bourse. Mais je vous vois venir, vous vous dites que vous n’avez pas les contacts, le réseau pour investir dans des startups de la Silicon Valley. Eh bien si, en regardant cette vidéo, vous avez déjà un contact pour investir dans les meilleures startups de la Silicon Valley, c’est moi.
J’ai créé le club « Leonis Investissement » pour que vous puissiez placer votre argent dans des startups innovantes issues des plus grands incubateurs de la Silicon Valley comme le Y Combinator où ont été créés Stripe, Airbnb, Dropbox, Coinbase, Twitch et j’en passe. Vous pourrez investir dans ces startups innovantes qui lancent des nouveaux marchés à partir de seulement 2500 euros par personne et par investissement. Et je vous présente uniquement les startups qui répondent à mes critères d’investissement extrêmement stricts.
Si ça vous intéresse de profiter de mon réseau, de mes 10 ans d’expérience pour investir dans les licornes de demain, rendez-vous en description de la vidéo pour le lien vers le club privé « Leonis Investissement ». A tout de suite !