Les réseaux sociaux et la mort…

…Ou quand les réseaux sociaux nous survivent

C’est un fait : les réseaux sociaux et l’univers virtuel ne séduisent plus seulement les jeunes. De plus en plus de personnes âgées s’y inscrivent et partagent des photos, des messages, etc. De ce fait, les réseaux sociaux et la mort ne semblent plus être aussi tabous qu’autrefois.

Nos traces sur Internet sont-elles définitives ?

Les internautes passent de plus en plus de temps sur les réseaux sociaux en postant des photos, des statuts, des informations, etc. Leur identité virtuelle ne cesse d’être alimentée.

Mais que deviennent nos pages Facebook, Twitter, Google+ après notre mort ? Les photos ou les commentaires sur lesquels nous avons été taggués vont-ils disparaître ?

Comment prévoir ?

Faut-il donner ses codes à sa famille ? Notre vie privée sera-t-elle respectée ?
Une personne de confiance peut en effet détenir vos codes, cela reste la solution la plus simple pour pouvoir récupérer vos données et éventuellement fermer vos comptes si tel est votre désir.

Vous pouvez également le faire à titre posthume, par la biais d’un notaire. Celui-ci confiera vos codes à la personne de votre choix et vous pouvez indiquer quelles sont vos préférences concernant vos publications.

Il y a néanmoins une autre option. Des logiciels permettent de léguer vos mots de passe à un ami ou quelqu’un de votre famille après votre décès : DeathSwitch, Legacy Locker, etc. Certains nécessitent un certificat de décès, d’autres envoient des mails régulièrement pour voir si vous êtes toujours en vie.

S’il est déjà trop tard ?

Si vous n’avez pas été prévoyant, quels recours reste-t-il ?
Pour la plupart des réseaux sociaux, sans le mot de passe, il y a une procédure à suivre et on ne peut pas forcément récupérer toutes les données du défunt.

Par exemple, pour récupérer votre code sur Google, cela reste complexe si votre famille n’a pas votre mot de passe. Il y a une procédure à respecter, votre dossier et étudié mais la famille n’est pas certaine de pouvoir récupérer le mot de passe s’il y a des informations que Google juge nécessaire de protéger.

Réseaux sociaux et la mort

Depuis un certain temps, Facebook a mis en place un système de page commémorative. La famille d’un défunt peut demander à faire fermer le compte, ou alors signale à Facebook la mort de l’utilisateur afin que son mur soit transformée en une « tombe virtuelle« .
Les proches peuvent alors laisser des messages à la mémoire de l’être perdu. C’est en quelque sorte une page leur permettant de lui rendre hommage.

Une vie après la mort ?

Comment faire coïncider les réseaux sociaux et la mort ? Doit-on forcément disparaître de la sphère numérique ? La réponse en accord avec notre époque est non !

En dehors de la création de pages en hommage à certaines personnes, on observe une apparition de réseaux sociaux d’un tout nouveau genre.

Les réseaux sociaux pour les morts sont en pleine expansion ! Respectance, Comemo, Memorial Matters, PeopleMemory, etc. Toutes ces nouvelles plateformes permettent de créer une page pour un défunt et d’inviter ses proches à y partager des souvenirs.

Il y a aussi des interfaces permettant de récolter tous les éléments de votre vie, tel un journal numérique. Cela permet à votre descendance de connaître vos habitudes, votre personnalité.

Ces nouveaux réseaux sociaux permettent de créer un genre de legs pour les futures générations, et d’une certaine façon, une forme d’immortalité virtuelle.

Que pensez-vous sur la gestion des réseaux sociaux et la mort ?

Et vous ? Voudriez-vous voir vos informations supprimées de la toile après votre disparition ?

N’hésitez pas à nous répondre et à nous rejoindre sur nos réseaux sociaux.