Polémique Unilend / Smartangels : La fin du crowdfunding ?

 

Salut les investisseurs malins ! J’espère que tu vas bien. Je m’appelle Gabriel Jarrosson.

Ce soir on va parler du bad buzz, de la polémique qui entoure Unilend et Smartangels, de tous les articles que tu as peut-être vus ces derniers jours sur la fin du crowdfunding, la fin du financement participatif. C’est par ailleurs une vidéo, une question qui m’a été posée par Grégoire, donc Grégoire merci pour ta question. Et on va parler de tout ça ensemble.

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C’est parti !

Tout commence hier avec ce commentaire de Grégoire qui me dit : « Salut Gabriel ! Ça te tenterait pas de nous faire une petite vidéo sur les polémiques Unilend – Smartangels ? », et il me met un lien vers cet article du blog de WiSEED qui dit : « Unilend, Smartangels, crise de croissance… Vérités et contre-vérités sur le marché ». Alors, je vais revenir à cet article en dernier puisque l’article fait référence au début sur : « J’imagine que vous êtes nombreux à avoir vu/lu les derniers articles parus sur notre profession ». Alors il y a tout un tas d’articles, il y en a quelques-uns que j’ai enlevés parce que c’est les Echos, le Monde, qui ne me permettent pas de les lire gratuitement, merci les gars, c’est sympa, tant pis pour vous, vous n’êtes pas dans la vidéo. Mais il y a celui de Libé et celui de BFMTV dont je voudrais te parler pour te restituer un petit peu la polémique.

Donc la polémique, c’est d’une part Unilend qui a fermé, non, Unilend qui est en redressement judiciaire, et Smartangels qui décide d’abandonner. Donc : « Le financement participatif prend l’eau. Les difficultés s’accumulent (…) A tel point que les acteurs du secteur commencent à douter du potentiel du marché », là ils y vont quand même très fort. Mais effectivement, Smartangels a décidé il y a quelques semaines d’arrêter complètement le Crowdfunding, donc c’est terminé. Et c’est vrai que c’est relativement surprenant. Et Unilend qui ne fait pas la même chose que Smartangels, Smartangels fait du Crowdequity donc investir dans du capital de sociétés, et Unilend, qui était un des trois ou quatre plus gros, sur du prêt. Donc tu prêtes aux entreprises, les entreprises te remboursent. Alors vous avez été, j’en profite pour le dire, nombreux à me demander moi ce que je pensais des plateformes de prêts comme investissement, les Unilend, les Lendix, etc. J’ai fait une vidéo à ce sujet que tu peux aller voir, où je donne mon avis sur les plateformes, je vais en reparler ici. Mais dans l’ensemble, je n’étais pas hyper fan de ces plateformes pour des raisons sur lesquelles je vais revenir tout à l’heure. « La disparition de l’ISF n’arrange rien », donc je te passe tout le truc mais donc c’était un des leaders, Smartangels, un des premiers, et les volumes des transactions ont baissé de 50% sur les six derniers mois sur le Crowdequity, ne représentant plus que 15 millions d’euros. Et donc Unilend met la clé sous la porte, ils avaient financé 427 projets pour 33 millions d’euros, et eux ils avaient 16 employés, ils finançaient moins qu’une agence bancaire banale. Effectivement, c’est un petit peu le problème de ces gros projets de toutes ces boîtes, y compris des concurrents d’ailleurs de Smartangels et Unilend, c’est qu’ils ont beaucoup de salariés, ils ont besoin de faire beaucoup de pubs, et finalement pour des volumes qui ne sont pas toujours énormes. La disparition de l’ISF n’arrange rien, tu le sais probablement, on avait une incitation fiscale, réduire son ISF quand on investit dans les startups, jusqu’à 50% de l’investissement. Et donc aujourd’hui, c’est l’IR PME qui a remplacé l’ISF. Alors c’est plus intéressant pour toi et moi, les gens normaux si je puis dire, qui ne payent pas l’ISF, parce que du coup on a une réduction, on n’avait pas de réduction avant. Mais bien sûr, pour tous les retraités qui avaient un peu une petite fortune et qui voulaient déduire leurs impôts, eh bien ils ont arrêté d’investir dans les startups parce qu’ils n’avaient plus d’incitation fiscale. Et donc aujourd’hui, on a que avec l’IR PME c’est 25%, lui il dit 18 mais ça va monter à 25, et c’est dans la limite des 10 000 euros. Donc effectivement ce n’est pas énormissime.

J’enchaîne avec l’article de Libération pour te faire un petit peu le paysage. Donc : « Crowdfunding pro : Levées de fonds et baisser de rideau », c’est rigolo. Donc effectivement alternative aux banques, mais il y a un taux de 6 à 8%, on va y revenir, tu vas voir que c’est un peu embêtant. Donc 159 millions d’euros ont été collectés au premier semestre 2018, en progression de 150% l’année dernière. Donc eux, ils donnent des chiffres plutôt en hausse mais c’est des chiffres sur l’ensemble du secteur, pas que sur l’equity, l’equity elle est en baisse de 50% comme tu l’as vu. « Bec dans l’eau. (…) 80 plateformes », et donc le problème c’est qu’il y a 6 ou 8%, enfin le problème, non, déjà l’avantage, pourquoi ça attire les investisseurs ? Il y a 6 ou 8% de taux d’intérêt alors que le livret A c’est 0.75%, et l’assurance vie c’est 3%, ok, très bien. Mais le problème c’est qu’avec la baisse des taux d’intérêt, les banques traditionnelles se mettent à prêter plus facilement. Et évidemment ta banque, elle ne va pas de prêter à 6 ou 8%, elle va te prêter à moins, surtout si tu es client chez elle depuis longtemps, qu’elle te connait bien, qu’elle connaît bien tes comptes bancaires depuis des années. Et donc ces trucs-là pouvaient être intéressants quand les banques ne voulaient pas prêter, mais depuis qu’on fait du quantitative leasing, que l’Europe réinjecte entre autres de l’argent dans l’économie, eh bien les banques se mettent à prêter facilement, les banques elles sont au taquet pour prêter en ce moment. Et donc effectivement, tu as plutôt intérêt à aller chez ta banque plutôt que d’aller sur ces plateformes. Et par ailleurs, les plateformes prélèvent elles en plus une commission de 4 à 6% sur les sommes prêtées, on va y revenir, c’est également un problème je pense pour les startups. Au milieu de tout ça, le « taux de défaut » augmente, il est de 7% chez les Lendix, il est de un prêt sur cinq chez Lendopolis, visiblement, d’après l’UFC-Que choisir. Alors c’est une étude qui visiblement est contestée, mais n’empêche, en tout cas c’est en progression d’après l’UFC-Que choisir, de 120%, et donc il y a des gens qui prêtent pour un rendement à 6 à 8% et qui se retrouvent avec des impayés.

Et alors ça me permet tout de suite de te donner donc mon avis que j’explique plus en détail dans mon autre vidéo, c’est qu’effectivement moi je trouve que le prêt, le Crowdlending, le fait de prêter, je trouve que c’est un risque élevé de ne pas revoir ton argent puisque ça arrive, tu vois, ça peut être même jusqu’à une boîte sur 5, pour un retour sur investissement très faible. C’est-à-dire que dans le pire des cas, tu paumes ton argent, et dans le meilleur des cas, tu auras gagné 6%. A l’inverse du Crowdequity, moi tu le sais, mon métier c’est d’investir dans les startups, tu as aussi de fortes chances de perdre ton argent, peut-être plus qu’une chance sur cinq, en tout cas les statistiques dans le milieu c’est plus qu’une fois sur cinq, mais si tu gagnes, tu ne gagnes pas 6%, tu gagnes vraiment, tu peux gagner beaucoup. Donc c’est pour ça que moi je trouve qu’il y a une grosse différence entre le prêt et l’equity. L’equity tu as beaucoup de chances de perdre mais tu as des chances de gagner beaucoup, le prêt tu as aussi beaucoup de chances de perdre et par contre si tu gagnes, tu ne gagnes quasiment trois fois rien. Et là, ils rappellent que c’est également beaucoup dans l’immobilier. Et donc effectivement, il y a beaucoup de plateformes qui font de la startup qui font aussi beaucoup beaucoup d’immobilier, notamment ils disent que, tac tac tac, c’est pas là ? C’est un peu plus bas, pardon. Mais que grosso modo, l’immobilier c’est intéressant parce que les banques ne veulent pas te prêter jusqu’à un certain montant. On en était là, « chantier ». « Nous sommes des pionniers », ils ne sélectionnent que 5% des projets pourtant, mais bon d’accord, il faut voir quand même comment c’est sélectionné, moi j’ai vu des projets quand même assez ouf. Que fait l’ACPR et l’AMF ? Aujourd’hui, ils ne font rien. Et donc « l’aventure peut mal se terminer pour les prêteurs », puisque bien sûr ils peuvent se retrouver le bec dans l’eau, tout ça on l’a vu. Donc voilà un petit peu la situation, voilà un petit peu le bad buzz. Ils en profitent pour faire les gros titres, etc., etc. Et tu vois, aujourd’hui, aucun site n’est rentable d’après le DG de Unilend. Donc c’est intéressant. Qu’en est-il ? Etc.

Alors pour revenir à cet article maintenant, donc l’article il est de Stéphanie Savel je crois, je vais aller tout en bas pour voir, c’est un tout petit peu long mais on ne va pas le faire en entier, qui est la présidente de WiSEED, voilà, qui dit tout un tas de choses, qui dit : « Mais non, c’est pas vrai, vous allez trop vite dans vos jugements, vous êtes trop hâtifs », etc., etc., « jugements hâtifs (…) Notre activité répond à une attente exprimée par les particuliers, ou en tout cas un grand nombre d’entre eux, de reprendre la main sur la destination de leur épargne », et la question c’est le « niveau de risque extraordinaire que porte le crowdfunding ». Alors effectivement, c’est à nouveau, moi pourquoi j’ai surligné ça ? Parce que je me suis dit : « Oui, il y a un niveau de risque extraordinaire pour gagner 6% », c’est là où moi je trouve qu’il y a une décorrélation, c’est pour ça que moi je n’aime pas ces plateformes, je ne comprends pas pourquoi il y a autant de gens qui investissent dedans. Alors bien sûr, on te le vend en te disant : « Mais non, c’est du zéro risque, ils remboursent à chaque fois ». Et sauf que voilà, ils remboursent sauf certains qui ne remboursent pas. Et puis j’aime beaucoup cette question : « sommes-nous, français, si averses au risque que ça ? ». Et effectivement, si c’est du risque pour gagner 6%, ce n’est pas la même chose que du risque pour gagner beaucoup, je pense que tu as compris. « L’activité est brûlante, mais qu’en est-il réellement ? », donc elle dit qu’il y a 36 % de croissance au premier semestre. Alors elle, elle s’invente toute une excuse, qui est où ? Voilà : « Diminution de 50% de l’investissement en capital », dont l’activité elle augmente, mais c’est surtout le don et le prêt. Le prêt ça cartonne : 176%, mais l’investissement en capital ça diminue de 50%. C’est effectivement en grande partie dû à l’ISF. Elle, elle dit que tout d’un coup les investisseurs ont décidé qu’ils voulaient des « investissements sur des produits plus courts » et qu’ils ont un « cycle de vie », c’est-à-dire qu’en fait, tout le monde a investi dans les premières années et que maintenant ils attendent un peu les gains avant de réinvestir, bon, pourquoi pas, je ne suis pas certain.

Donc là, il y a la réponse à l’UFC-Que choisir que tu peux aller voir, cet article tu le retrouves sur le blog de WiSEED bien sûr. « Et WiSEED  dans tout ça ? », alors là, ils te disent un truc : « WiSEED n’est pas à l’abri d’une baisse brutale de son activité l’obligeant à cesser cette activité ». Ça, j’ai trouvé ça quand même assez fou, c’est-à-dire qu’ils savent que ça se passe, ils savent qu’il y a une diminution, ils savent que c’est un peu la merde, et ils te disent : « Ah mais on n’est pas à l’abri, ça peut nous arriver aussi ». Alors ils te disent pour te rassurer : « Ne vous inquiétez pas, dans ce cas-là », en gros, « l’existant on va le préserver », mais ils te disent de but en blanc : « On ne s’exclue pas d’arrêter demain ». Je trouve ça quand même assez ouf, je ne sais pas pourquoi ils ne veulent pas mettre en place des systèmes de sauvegarde, de transformer leur activité. Evidemment c’est des boîtes qui sont très gourmandes en salariés, il y a beaucoup de monde, c’est des équipes de 10, 15, 20 personnes minimum, voire plus, et dont le business model c’est de prendre des commissions sur les levées de fonds. Et bien sûr ce qu’on appelle du « carried interest », c’est-à-dire également un pourcentage sur la plus-value. Donc moins il y a d’investisseurs, moins ils arrivent à lever des fonds, moins il y a de startups, et ça peut être une spirale un peu qui descend. Et donc ils peuvent effectivement être amenés à mourir. Donc ça c’est après il y a tout un tas d’autres trucs qui t’expliquent que du coup ils se mettent dans toute la chaîne de financement, d’avoir tout un tas de choix, de soit de l’immobilier, soit de la startup, soit du prêt, et qu’ils veulent élargir leur offre pour voilà, cueillir entre guillemets tous les investisseurs et manger à tous les râteliers et prendre des com partout. Et ils te disent aussi qu’ils ont un « Prestataire de services d’investissement » et que donc ils ont un pilotage rigoureux, un « reporting vis-à-vis de l’ACPR », bon, elle se dédouane un peu.

Alors tout ça je trouve ça vachement intéressant, et moi je voudrais donc donner un petit peu mon avis que m’a demandé donc Grégoire. Je trouve qu’effectivement ces produits, ces boîtes, sont dans un petit peu la douleur pour la simple et bonne raison qu’effectivement il y a le côté il n’y a plus l’ISF, il n’y a plus l’incitation. Il y a encore plein de gens qui sont intéressés pour investir, toi peut-être tu en fais partie si tu es sur cette chaîne. Et j’ai été un peu lire les commentaires, il y a Fabien Raynaud bien sûr qu’on voit partout, qui a écrit d’ailleurs sur le Crowdequity, il y a plein de gens qui disent : « Moi je suis intéressé, moi je suis intéressé », il y a plein de commentaires super intéressants. Donc il y a des gens intéressés, il y a effectivement une diminution. Pour moi il y a un gros problème, c’est que les startups ne veulent pas se financer sur les plateformes. Je l’observe de plus en plus. Pourquoi ? Il y a selon moi deux raisons.
Premièrement, la première raison c’est que ça donne un côté, une image négative, de se financer sur une plateforme. Personnellement je ne comprends pas pourquoi, mais effectivement, ça donne un côté un petit peu cheap, un côté un petit peu on n’a pas réussi à se financer ailleurs donc on vient sur les plateformes. Ça c’est regrettable, les plateformes elles ne font pas exprès, c’est pas de leur faute, mais c’est une réalité et je ne sais pas comment les plateformes peuvent faire mais moi je pense qu’elles devraient travailler sur leur image pour essayer de contrecarrer ça, essayer de travailler avec des belles boîtes, des belles levées de fonds, pour justement voilà dire : « Regardez, on peut faire une belle startup, une belle levée de fonds sur du Crowdequity, sur des sites web ». Ça c’est la première raison.
Mais la deuxième raison, qui est beaucoup plus importante, beaucoup plus intéressante, c’est que ces startups, leur business model c’est de prélever une commission à la startup. Elles prélèvent une commission entre 6 et 10%, en général aux alentours de 8% sur la levée de fonds. Donc une startup qui va lever 200 000 euros, eh bien va se voir prélever une commission de par exemple 16 000 euros. Donc ça coûte 16 000 euros de venir lever là-dessus. Alors qu’aujourd’hui, de plus en plus, en ce moment, depuis quelques années, depuis l’élection d’Emmanuel Macron, depuis tout un tas de choses, il y a beaucoup beaucoup d’argent privé sur la place de Paris, il y a beaucoup d’investisseurs, beaucoup de gens qui veulent investir dans les startups sans passer par les plateformes, beaucoup de gens qui veulent investir, des fonds d’investissement, etc., etc., des étrangers d’ailleurs, des qataris, des russes, mais plein de français bien sûr, des londoniens parce qu’il y a le, bon. Et donc les startups elles ont un choix immense, et quand tu vas prendre un investissement d’un fonds, quand tu vas prendre un investissement qui n’est pas sur une plateforme, eh bien en général tu vas te prendre 0% de commission, ou vraiment 1-2% de commission. Tu ne vas pas te prendre 8% de commission. Donc il y a un côté image bien sûr, les plateformes elles peuvent toujours faire leur victime en disant : « Ah bah oui, machin », mais en attendant, elles prélèvent 8%. Les startups elles ont le choix. Et donc entre le choix qui peut potentiellement ou pas nuire à leur image et surtout leur coûter 8%, et une option où c’est entièrement gratuit, et d’ailleurs il y a aussi une meilleure réputation, ça fait effectivement un peu plus bon style de lever de l’argent chez Kima par exemple, je dis Kima au pif, ça peut être n’importe qui, plutôt que de lever chez WiSEED, et c’est pas du tout pour critique WiSEED, c’est une très belle plateforme mais c’est vrai que dans le milieu, voilà. Par ailleurs, ils ne veulent pas forcément étaler leurs chiffres en ligne, etc., donc ils préfèrent quand ça reste dans le privé. Et ces boîtes-là, elles ne peuvent pas se passer de cette commission, c’est leur seule façon d’exister.

Alors comment on sort de tout ça ? Eh ben moi j’ai trouvé la solution, c’est marrant, ça me fait finalement sourire de regarder tout ça, c’est que mon club privé d’investissement, il y a plusieurs éléments qui font que c’est plus adapté, peut-être que ce sera le seul club qui survivra à toutes ces plateformes, j’espère pas, j’espère qu’elles ne vont pas arrêter ces plateformes, je les adore, je les aime beaucoup. Mais d’une part il n’y a rien qui est de façon publique, donc les startup qui viennent lever des fonds dans le club privé « Leonis », eh bien il n’y a pas leurs informations sur internet, c’est leurs informations sur un espace sécurisé en ligne où seuls les membres ont accès et ils ont un NDA, un Non-Disclosure Agreement, donc ils n’ont pas le droit de partager ces informations de façon publique, d’une part. Et d’autre part, il n’y a pas de commission pour les startups qui lèvent des fonds, il n’y a pas de commission pour les investisseurs, il y a simplement une cotisation pour rejoindre le club privé, comme tu le sais peut-être si on a déjà interagi ensemble, enfin tu le sais probablement. Voilà, il y a une cotisation pour rejoindre le club privé « Leonis », c’est normal, c’est pour rémunérer le travail que nous faisons, c’est pour filtrer à l’entrée les gens qui ont les moyens d’investir dans les startups, il y a un minimum d’investissement à avoir dans les startups pour investir avec « Leonis », et c’est pour être capable de survivre indépendamment du nombre de startups. Encore une fois, ces gens-là sont obligés de faire du volume. Et d’ailleurs, moi ça me pose aussi problème parce que toutes les plateformes, les WiSEED, les Smartangels et autres, eh bien eux, leur intérêt, c’est de te proposer le plus de levées de fonds possible à toi investisseur, pour prendre le plus de commissions possible. Et donc ils disent qu’ils trient, mais finalement plus ils te proposent d’investissements, plus ils gagnent de l’argent indépendamment du tri. Chez « Leonis », il y a une cotisation, et moi chez « Leonis » je ne promets pas de volume, je n’ai pas intérêt à en faire des centaines par an et je préfère te faire faire un, deux, trois bons investissements dans l’année qui vont vraiment te rapporter, que t’en faire faire 10 mais tu vas perdre ton argent. Et moi, personnellement, je gagnerai la même chose. D’en faire un, trois, ou dix, le chiffre d’affaires de la société est la même chose. D’ailleurs je le précise, apparemment aucun de ces acteurs n’est rentable, « Leonis » est une société rentable évidemment. Donc c’est un point également important.

Donc voilà ce que m’inspire tout ça. C’est un milieu génial, il y a énormément de choses à faire, il y a énormément de dynamisme à avoir. Maintenant on voit les sites comme Sowefund, je suis obligé de les citer, j’ai revu la semaine dernière les fondateurs qui sont extrêmement sympathiques et qui ont compris quelque chose c’est que, pour que ce soit accessible au plus grand nombre, il faut faire des tickets d’entrée à partir de 100 euros. Sur WiSEED, je crois que la plupart du temps c’est encore aux alentours de 1000 ou 2000, chez Anaxago c’est systématiquement 2000. Eh bien 2000, évidemment il y a une partie de la population qui n’y a pas accès. Donc chez Sowefund c’est 100 euros, là on démocratise. Mais encore une fois, ça ne suffit pas. Pour être rentable, il faut faire du volume, il faut proposer tout et n’importe quoi, il faut afficher les données sur les plateformes, et donc il se peut que ce ne soit que le début de la vague de fermeture, il se peut qu’il y en ait d’autres. Et encore une fois, il y en a qui ne sont pas rentables. Bien sûr il y aura des sites qui vont se faire racheter par exemple par des grands du secteur, par des banques, par des quoi que ce soit, qui n’auront aucun problème à avoir ces activités-là à perte. Mais le modèle en fait je pense est un modèle compliqué. D’ailleurs j’ai eu l’occasion d’investir dans certaines de ces plateformes, j’ai eu l’occasion d’investir dans Sowefund sur Sowefund, j’ai eu l’occasion d’investir je sais plus, dans d’autres, et je ne l’ai pas fait puisqu’encore une fois c’est un modèle qui me paraît compliqué, la seule commission. Et donc je ne peux que les inciter à changer de modèle, ils peuvent me copier et venir sur mon modèle. S’ils le font, eh bien tant pis pour moi, j’aurai la satisfaction de savoir que j’ai été premier à le faire. Mais en tout cas voilà ce que m’inspire un petit peu tout ça. Ça ne veut pas dire que l’investissement est mort, bien au contraire. Et comme d’habitude, on exclut ceux qui n’ont rien à faire là, les gens qui ne veulent plus investir, eh bien tant pis pour eux. Tous les gens qui investissaient pour défiscaliser avec l’ISF ils ne viennent plus, il n’y a pas de problème, ça fait plus de place pour les vrais investisseurs comme toi et moi, les investisseurs malins qui veulent gagner de l’argent, et on verra où tout ça nous mène. J’espère mon cher Grégoire avoir répondu à ta question.

C’est tout pour cette vidéo qui est un peu particulière, un peu états d’âme. Dis-moi ce que tu penses de cette actu, de ce bad buzz sur Unilend, sur Smartangels, etc. Dis-moi ce que tu penses de la réponse de WiSEED en commentaire. Si tu veux rejoindre le club privé « Leonis », bien sûr tu es le bienvenu, je te mets le lien dans la description, on fait des supers investissements, y compris donc des investissements qui ne sont pas sur les plateformes et qui sont en général les meilleurs, qui sont complètement privés. Et on fait des trucs assez chouettes, on commence à être pas mal, donc c’est très cool, voilà. Si tu n’es pas abonné bien sûr à la chaîne YouTube « Leonis », abonne-toi.

Je te dis à très bientôt pour une prochaine vidéo, et en attendant, tu peux regarder une vidéo suivante de moi au-dessus de ma tête.

Ciao !