Salut c’est Gabriel Jarrosson ! Aujourd’hui je vais rĂ©pondre Ă la question : qui investit dans les start-up en France ? Avant de te rĂ©pondre, clique sur le bouton « sâabonner », il y en a un lĂ et il y en a un lĂ en dessous â tâas vu je fais les gestes en mĂȘme temps – pour t’abonner Ă ma chaĂźne YouTube, recevoir toutes les derniĂšres vidĂ©os au moment oĂč je les publie et nâen rater aucune.
Alors qui investit dans les start-up en France ? L’Ă©cosystĂšme est vaste, il y a beaucoup de monde, je ne vais pas tout couvrir, mais je vais te parler des principales rĂ©ponses. Et puis comment c’est en train d’Ă©voluer parce que lĂ on est Ă un moment en fait assez charniĂšre.
Il y a plusieurs types de personnes qui investissent. Les premiĂšres câest simplement les fonds dâinvestissements, les « Vici », les fonds d’amorçage.. Donc ça ce sont des gens dont c’est le mĂ©tier d’investir tout simplement, dont c’est le mĂ©tier de trouver, sourcer des bonnes start-up – on appelle ça le deal flow- avoir les start-up trĂšs prometteuses. Parfois ces fonds d’amorçage ont une visibilitĂ© publique et donc ils nâont pas beaucoup de choses Ă faire puisque les start-up simplement viennent Ă eux, se tournent vers eux directement en disant : voilĂ , j’ai créé cette start-up, on cherche de l’argent, venez investir. Ils trient Ă©normĂ©ment, ils investissent en gĂ©nĂ©ral assez peu par rapport Ă tout ce quâils reçoivent, mais ce sont les premiers acteurs de l’investissement dans les start-up. Donc ce sont vraiment des professionnels, des gens qui en ont fait leur mĂ©tier.
Le deuxiĂšme type de personnes, ce sont ce qu’on appelle les Business Angels. Alors les Business Angels, c’est Ă nouveau des gens qui investissent en gĂ©nĂ©ral assez tĂŽt dans les fonds d’amorçage; dans un premier temps qui sont plutĂŽt des particuliers, des indĂ©pendants et qui en gĂ©nĂ©ral ne font pas forcĂ©ment ça de façon professionnelle, c’est-Ă -dire qu’ils ne font pas forcĂ©ment ça, en tout cas pour la plupart, Ă plein temps. Ils se rĂ©unissent en gĂ©nĂ©ral dans des clubs, des clubs de Business Angels, j’en ai dĂ©jĂ parlĂ©. Le plus connu, un des plus gros en France câest Paris Business Angels par exemple. Donc en gĂ©nĂ©ral ils ne font pas ça Ă plein temps, mais ils se rĂ©unissent rĂ©guliĂšrement, toutes les semaines par exemple. Pareil, ils voient passer un certain nombre de dossiers, pareil pour les gros clubs, ils ont une visibilitĂ© publique et donc il y a pas mal de dossiers qui leur parviennent directement et ils dĂ©cident d’investir ou pas. Il y a une petite diffĂ©rence. C’est que grosso modo les fonds investissent avec une seule personne morale. Le fond, c’est une sociĂ©tĂ© qui elle-mĂȘme investit. En gĂ©nĂ©ral les Business Angels, ils investissent Ă titre personnel et donc dans un club de Business Angel, il peut y avoir, par exemple, 50-100 Business Angels. Si tu vas prĂ©senter ta start-up et bien il y en a peut-ĂȘtre 10, 15, 20 qui vont vouloir investir. En gĂ©nĂ©ral, je dis bien en gĂ©nĂ©ral parce que tous les cas sont diffĂ©rents, mais en gĂ©nĂ©ral ils vont investir Ă titre individuel, Ă titre personnel et donc ça va te faire une quinzaine, une vingtaine d’actionnaires de ton entreprise, au lieu d’un fonds qui te fait un seul actionnaire, qui est le fonds, qui la sociĂ©tĂ©.
VoilĂ pour les deux principaux investisseurs en terme d’amorçage. Et puis aprĂšs, quand les boĂźtes grossissent, mĂȘme si ça reste toujours des start-up, pour les autres levĂ©es de fonds, les sĂ©ries A, les sĂ©ries B etc, lĂ , effectivement, ce sont des professionnels, des fonds, des « Vici » etc etc, donc ça reste Ă peu prĂšs la mĂȘme chose. MĂȘme si, en fait, ils sont assez segmentĂ©s par taille, c’est-Ă -dire qu’il y a des fonds spĂ©cialisĂ©s dans l’amorçage, dans des petits tickets, on appelle ça un ticket, c’est le montant investi. Et puis il y a des fonds spĂ©cialisĂ©s dans les sĂ©ries A, des fonds dans les sĂ©ries B etc, c’est Ă dire que les fonds en gĂ©nĂ©ral mettent Ă peu prĂšs toujours les mĂȘmes tickets Ă peu prĂšs toujours au mĂȘme stade. Et encore une fois, je dis en gĂ©nĂ©ral parce que ça dĂ©pend. Il y a des fonds qui font plusieurs stades. Tout existe. Mais en gĂ©nĂ©ral les fonds sont spĂ©cialisĂ©s par taille de tickets, c’est-Ă -dire par le moment dans la vie de la start-up oĂč ils investissent : soit l’amorçage soit plus tard, ce qu’on appelle l’accĂ©lĂ©ration.
Et alors pour terminer cette vidĂ©o, il y a maintenant de plus en plus un autre acteur qui se met Ă investir dans les start-up en France et ce sont les particuliers, les gens comme toi et moi, les gens qui ont un travail dont c’est pas forcĂ©ment le mĂ©tier Ă priori Ă la base d’investir. Et notamment, pas que, mais notamment avec l’essor de ce qu’on appelle les plateformes de Crowd Equity – il y en a 5 en France – et puis il y en a des EuropĂ©ennes, des AmĂ©ricaines etc. qui sont simplement des plateformes qui permettent Ă tout un chacun d’investir avec des petites sommes, puisque si tu souhaites rejoindre un club de Business Angels, libre Ă toi, tu peux tout Ă fait le faire Ă©videmment. Mais en gĂ©nĂ©ral, on va te demander d’investir un investissement minimum pour chaque start-up environ 10 000 euros. Et donc mĂȘme si tu en fais que un ou deux par an, ça demande quand mĂȘme d’avoir une certaine somme disponible, un certain cash disponible. Et il y a plein de gens qui sont intĂ©ressĂ©s par l’investissement dans les start-up qui n’ont pas forcĂ©ment 10 000, 20 000 euros tous les ans de cĂŽtĂ©. Si tu les as, c’est trĂšs bien. Si tu les as pas, c’est pas grave. Et donc notamment ces plateformes te permettent d’investir avec des montants beaucoup plus bas – il y en a certaines ça commence Ă 1000 ou 2000 euros – et puis il y en a mĂȘme une, « sowefund » pour ne pas la nommer, qui commence en gĂ©nĂ©ral Ă 100 euros d’investissement, donc c’est trĂšs trĂšs bas. Ca ça permet Ă tout un tas de personnes dont c’est pas le mĂ©tier d’investir et qui ne sont pas ce qu’on appelle « Business Angels », qui ne font pas partie de clubs etc. d’investir de plus en plus dans les start-up. Ceci va ĂȘtre renforcĂ© d’autant plus avec la nouvelle loi de finances 2018 avec le dispositif IRPME, dont jâai parlĂ© dans une autre vidĂ©o que je te mets lĂ en vignette que tu peux aller voir. Donc ce dispositif va permettre Ă n’importe qui qui paye l’impĂŽt sur le revenu, donc n’importe quelle personne qui travaille et qui a un salaire qui fait qu’il paye l’impĂŽt sur le revenu, de dĂ©fiscaliser une partie de son impĂŽt, d’avoir une rĂ©duction d’impĂŽts, de payer moins d’impĂŽts tout simplement, en investissant dans les start-up. Donc ça, ça va vraiment encourager « tout un chacun » Ă investir, en tout cas les gens dont c’Ă©tait pas le mĂ©tier jusqu’Ă prĂ©sent Ă investir, ça va les encourager et notamment avec ces plateformes qui permettent de tout faire en ligne extrĂȘmement simplement avec des montants trĂšs faibles.
Donc qui investit dans les start-up en France ? J’espĂšre que demain la rĂ©ponse câest toi, moi, tout le monde, une grande partie de la population puisque les start-up, câest formidable d’investir, de soutenir l’innovation et puis bien sĂ»r, on n’est pas Ă l’abri d’un succĂšs et de faire une super plus-value en tant qu’investisseur si on a bien choisi la start-up.
VoilĂ j’espĂšre que ça rĂ©pond Ă ta question, si tu as d’autres questions sur l’Ă©cosystĂšme start-up français, tu n’hĂ©sites pas Ă la poser en commentaire de cette vidĂ©o. Si cette vidĂ©o tâa plus nâhĂ©site pas Ă mettre un Like ou Ă tâabonner Ă ma chaĂźne YouTube, Ă la partager avec quelqu’un que ça pourrait intĂ©resser. Et en complĂ©ment de cette vidĂ©o, tu es libre de recevoir gratuitement mes critĂšres d’investissement gagnant qui parlent exactement de ça, c’est-Ă -dire comment sĂ©lectionner les bonnes start-up pour investir si jamais tu as envie de te mettre Ă investir. Donc pour recevoir ces critĂšres, tu cliques sur le lien qui est dans la description juste en dessous et tu les reçois directement par e-mail. Et c’est tout, je te dis Ă trĂšs bientĂŽt pour une prochaine vidĂ©o.