Salut les investisseurs malins !
Aujourd’hui, je viens de recevoir un mail de l’équipe de SmartAngels qui me propose quatre startups dans lesquelles investir en ce moment. Donc je vais faire un petit tour d’horizon, te dire ce que j’en pense, et bien sûr les analyser comme d’habitude avec mes critères d’investissement.
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C’est parti !
On attaque tout de suite avec la première startup : il s’agit de Ridy. Alors, ils sont en levée de fonds depuis un petit moment. Donc je vais analyser la startup avec mes sept critères d’investissement qui sont ici : l’équipe, le unfair advantage, le marché, la scalabilité / les effets d’échelle, la monétisation, la marge, la valorisation.
On va commencer donc tout de suite avec l’équipe, qui est présentée ici. Donc l’équipe de Ridy, qui c’est ? On a Philippe Leclerc et Nicolas Matt. Je commence par Nicolas : Donc il est passionné de vélo, il a été formé à l’HETIC, donc c’est, bon, une école correcte. A savoir s’il est CTO ou pas, ce n’est pas écrit, est-ce qu’il sait coder ? Philippe : Expérience en tant que chef de projet événementiel. Bon, donc il passe de chef de projet événementiel à réparer des vélos. Donc Ridy, c’est la seule que je connais un petit peu parce qu’elle est en souscription depuis longtemps, les autres je ne les connais pas encore. Donc le principe, c’est qu’ils installent, si j’ai bien compris, des ateliers de réparation dans les gares, dans les entreprises, pour les vélos. L’idée est plutôt bonne. Donc voyons voir le LinkedIn de Philippe Leclerc : Donc il est CEO chez Ridy. Qu’est-ce qu’il a fait avant ? Il a fait Bike’n Music Tour, d’accord, donc il est lui dans le vélo depuis cinq ans. Il a observé qu’il y avait des vrais problèmes, j’imagine, de réparation des vélos, d’où lui est venue l’idée. Il a bossé chez les Echos Business, donc c’est pas mal, et il sort de KEDGE. Donc, un qui sort de KEDGE et l’autre, notre ami, on va aller voir s’il est sur LinkedIn, Nicolas Matt, on va taper son nom. Est-ce qu’il sait développer ? Ça, c’est une bonne question. Je regarde bien sûr toujours, il n’y a personne pour Nicolas Matt. Ah, je l’ai mal écrit. C’est toujours une bonne question, et évidemment, j’aime moins les équipes où il n’y a pas de CTO, surtout quand c’est un truc technique. Alors eux, c’est pas hyper technique à priori puisque, avant tout, ils réparent des vélos. Etudiant, formation aux métiers du digital, webdesign. Voilà. Donc si, à priori, il sait quand même un minimum coder, il a été web développeur, et donc ça, c’est plutôt cool.
On va bien sûr tout de suite aller voir leur site web, voir s’il est beau, voir s’ils codent bien, et ça va nous donner aussi un avis sur l’équipe puisque finalement, ben le site web, c’est aussi bien sûr la qualité de l’équipe. Donc le site web est très beau, ils veulent tout de suite m’envoyer… Donc ça, c’est pas mal. Moi, l’équipe, je valide. Ils sont jeunes, c’est apparemment leur première expérience en tant qu’entrepreneur, si on ne compte pas, parce que le truc Bike’n Music Tour, c’est plus une asso. Mais ça va, je valide.
Du coup, le unfair advantage, je valide un petit peu, surtout grâce à l’expérience de Philippe, dans le sens où il a bossé dans un truc de vélo pendant longtemps, donc je pense qu’il a compris un certain nombre de mécanismes. Après, le unfair advantage, ça doit répondre à une question beaucoup plus large qui est la suivante, c’est : « Est-ce que demain, si moi je veux faire la même chose ou si quelqu’un d’autre veut faire la même chose, est-ce qu’ils auront un meilleur avantage ou pas ? ». Et la réponse est quand même, potentiellement, oui. C’est-à-dire qu’ils n’ont pas de grosse spécificité défendable, si ce n’est qu’ils ont toujours, moi je prends souvent comme unfair advantage, l’avance sur les autres. Aujourd’hui, ils ont des partenariats avec des entreprises, aujourd’hui ils ont des points dans Paris où ils peuvent installer leurs ateliers. Ça c’est des, tout simplement, c’est du commercial mais ça prend un petit peu de temps à obtenir, d’obtenir tout simplement les emplacements, d’obtenir les rendez-vous avec les entreprises, etc. Et donc, si quelqu’un d’autre voulait venir les remplacer demain, il faudrait qu’il refasse le travail. Donc ça, ce n’est pas mal.
Le marché. Alors là, le marché, je ne suis pas forcément hyper positif. Bien sûr, la mobilité en ville est importante, et les vélos, ça augmente. Et on le voit notamment à Paris, il y a de plus en plus de pistes cyclables et une vraie volonté d’ailleurs de l’administration de se tourner vers ça. Donc, pourquoi pas. Il doit y avoir un chiffre quelque part sur le nombre de vélos, mais en même temps, ce n’est pas non plus un marché que je trouve, voilà, lui il dit : « Marché du vélo, 3 millions de vélos vendus en France en 2016, le vélo s’est jamais porté aussi bien ». C’est vrai, je veux tout à fait bien le croire. Après, ça reste pour moi un marché quand même assez petit, et puis le potentiel de croissance n’est pas non plus énorme. C’est-à-dire que le marché se porte bien, il est en croissance, il est en augmentation, mais il ne va pas être multiplié par 10. Donc, par rapport à ce qu’ils font, aujourd’hui nous quand on investit, en tant que business angels, on veut que la boîte explose, multiplie par 10, par 100 son chiffre d’affaires. Par rapport à ce qu’ils font aujourd’hui, ils peuvent bien sûr, ils ne réparent pas tous les vélos, ils peuvent grossir en taille mais le marché, lui, il ne va pas être multiplié par 10, ça c’est sûr. Donc, petite réserve sur le marché.
Ce qui me permet de faire une transition vers scalabilité / effet d’échelle. Alors là, malheureusement c’est pas terrible puisqu’il n’y a pas de scalabilité. Il y a un effet d’échelle un petit peu sur la marque, un effet d’échelle commercial, puisque plus ils vont être connus, l’effet d’échelle ça peut être que dans 2-3 ans quand ils sont la référence. Eh bien, il y a une boîte qui veut mettre en place un plan vélo et ils appellent directement Ridy, et ils n’ont pas besoin de faire un effort commercial, ça c’est pas mal. Mais par contre, à chaque fois, il faut qu’ils déploient un stand, avec du matériel, avec des personnes sur place. Alors, le fait de devoir déployer des réparateurs, ce n’est pas un stand qui répare le vélo tout seul, ils ne savent pas encore faire. S’ils faisaient de la robotique en disant : « On est une machine, un robot qui répare le vélo tout seul» pourquoi pas, mais évidemment le vélo c’est compliqué à réparer et ce n’est jamais le même problème, donc c’est de l’humain. Donc ça, pour moi, ça pose un gros gros problème de scalabilité / d’effet d’échelle. Et les boîtes qui ont besoin, qui fournissent des services, réalisés par des personnes et donc, quand ils grossissent, ils vendent toujours plus de prestations, ils ont besoin d’embaucher toujours plus de monde ; pour moi, c’est pas des très bonnes boîtes parce que les marges se font bouffer. Et en plus, c’est des boîtes qui ont des gros problèmes sociaux puisque le nombre de salariés va exploser. Ils vont avoir un CE, ils vont avoir éventuellement des employés qui vont se syndiquer, etc. etc. Ce qui n’est pas en soi une mauvaise chose, mais ce qui est bien sûr un frein à la croissance. Et l’exemple parfait, c’est les boîtes, les sociétés, qui font du ménage, de la garde d’enfants. Ben voilà, elles sont obligées de grossir en taille et elles ont des gros gros problèmes de syndicats, de personnels, parce que c’est de la gestion humaine et l’humain évidemment c’est compliqué. Encore une fois, je dis pas du tout ça avec un point de vue péjoratif, mais je regarde ça avec mon œil d’investisseur. C’est évidemment plus compliqué.
On enchaîne avec la monétisation. Donc ça, y’a pas de souci. J’imagine qu’ils font payer la réparation du vélo. Business model : des ateliers mobiles. Voilà : 700 euros de CA par jour, 20 interventions à 35 euros, donc là-dessus, il n’y a pas de souci. Maintenance des flottes : donc ils facturent. Pareil, on est d’accord qu’ils savent monétiser très bien, mais il n’y a pas d’effet d’échelle, ils facturent à chaque vélo, à chaque intervention, à chaque personne. Ils sont bien sûr incubés à Station F, ce qui est tout à leur honneur. Mais donc, la monétisation, y’a pas de problème.
La marge. Alors ça, c’est une très bonne question. Voilà : marge de 30%. Elle est ici donc c’est parfait, mon travail est mâché pour moi. 30% c’est pas terrible. Moi, j’aime bien les, comme tu le sais peut-être si tu me suis depuis longtemps, les business avec une grosse marge ou alors les business avec une petite marge mais sur un très gros flux. Eux, le flux, il n’est pas énorme, il n’est pas, quand on dit des très gros flux, tu vois, il y a le logo d’Amazon juste ici, c’est des boîtes comme ça, des boîtes qui font des centaines, des milliers de transactions par jour. Là, ils font 20 interventions par jour, par stand. Alors, ils peuvent avoir beaucoup de stands, mais ça, à nouveau, c’est, ça reste limité. Ils n’auront jamais des milliers de stands, enfin je ne pense pas qu’ils puissent atteindre un jour 1000 stands, ou en tout cas ça va leur prendre beaucoup de temps. Et même s’ils sont à 1000, ils n’atteindront probablement jamais 10 000 par exemple. Donc une commission, même si la marge, même si la facturation, elle est de 35 euros, une marge de 30 % c’est pour moi assez faible. De toute façon, moi, j’aime bien les boîtes, tu le sais, qui ont une marge au-dessus de 50%. Il y en a beaucoup et il y a aussi beaucoup de boîtes qui ont moins de 50%, mais dans ce cas-là, il faut que ce soit sur des gros flux. Donc, la marge, pas terrible. Je ne donne pas une très très bonne note dessus.
Et la valorisation. Alors, on va essayer d’aller choper la valorisation. Opération : Donc, ils veulent lever 200K. Voilà, sur une valorisation d’un million. Donc ça, ça va. Ça dépend, moi je regarde pas mal la valorisation par rapport au chiffre d’affaires réalisé bien sûr : 85K. Ouais, la valorisation me paraît pas trop pas trop dégueu comme ça, à première vue. Il faudrait crever … (il faudrait crever…) il faudrait creuser bien sûr. Mais une valorisation en dessous du million pre-money, là-dessus je trouve qu’ils n’ont pas été trop gourmands donc ça va. A voir, parce que il me semble que sur SmartAngels ça varie en fonction de, voilà, de combien ils lèvent. Parce-que je ne pense pas que s’ils lèvent 600K, ils restent sur une valo de 950K pre-money, sinon ça voudrait dire qu’ils se dilueraient énormément énormément énormément. Ouais, 39 % quand même, d’accord. Ok, donc c’est ça. Donc c’est une valo de moins d’un million. Donc ça, c’est pareil.
On enchaîne avec la deuxième startup qui m’est proposée dans le mail : c’est Coleen, la bicyclette électrique française.
Donc là, ben c’est assez rapide. Enfin, c’est assez rapide. Moi, j’investis assez peu dans les objets physiques, tout simplement parce qu’ils n’ont pas de scalabilité, pas d’effet d’échelle. Le marché, il se trouve que c’est le même, c’est le marché du vélo. C’est une sous-niche parce que c’est le marché du vélo électrique. Donc, c’est des gens qui ne veulent pas pédaler, et c’est aussi des gens qui peuvent se permettre de mettre beaucoup plus d’argent dans leur petite bicyclette parce qu’elle est vendue, donc elle va jusqu’à 45 km/h, et si tu ne pédales pas, jusqu’à 25 ; ils vendent, voilà, ils vendent ça 6000 euros, donc c’est vraiment une niche. Et ils ont une marge de 38% sur un petit flux mais sur un très gros ticket. C’est-à-dire que là, à la limite, ça peut rentrer dans mes critères.
Donc je fais tout dans le désordre, en fonction de ce que je vois. L’équipe, on n’a pas été voir, le unfair non plus.
Le marché : c’est une très très niche. C’est des gens qui font du vélo, qui est déjà une niche. Et ensuite, c’est des gens qui sont prêts à débourser 6000 balles pour du vélo, donc c’est vraiment une méga niche.
Il n’y a pas de scalabilité de toute façon, parce que, à part sur la marque, parce que à chaque fois que tu vends un vélo, il faut produire le vélo, ça coûte cher.
Ils savent très bien monétiser, ils le vendent très très cher. Je vais, je serais curieux de voir combien ils en ont vendu.
Et la marge, ça peut aller, parce que c’est, entre guillemets, que 38%, mais 38% sur 5900 euros, ça fait quand même une marge à chaque vente de plus de 2000 euros. Donc, ce n’est pas dégueu, 2000 euros de marge par vente, ça va, même si c’est en dessous de 50% sur un petit flux.
Le marché, il est énorme. Combien ils en ont vendu ? Moi, c’est ça que j’aimerais bien savoir. Donc ils vendent via des réseaux de distributeurs, ce qui est très bien. Axe de croissance ; lancement commercial, voilà : Donc ils en ont vendu 0. Donc déjà, pour moi, c’est une grosse emmerde parce que il n’y a aucune preuve de marché, aucune traction, c’est pas dans mes critères mais parce que c’est évidemment évident. Il faut connaître un minimum de tractions, et moi honnêtement, personnellement, je ne connais personne qui serait prêt à mettre 6000 balles dans une bicyclette. Ça ne veut pas dire qu’ils n’en vendront pas, je suis sûr qu’ils en vendront, mais pour moi, c’est quand même assez compliqué.
L’opération, je n’ai pas accès à la data room puisque j’ai fait ça en live, donc je ne sais pas quelle est la valo. Mais de toute façon, pour moi, ce n’est évidemment pas un projet dans lequel j’investirai.
Et les fondateurs, on va chercher Audrey Lefort sur LinkedIn. Alors, zut, qu’est-ce que j’ai fait ? Audrey Lefort, on va aller voir son parcours. Co-founder chez Coleen. Donc, elle a l’air assez jeune. Est-ce que c’est la même photo ? Non, je ne crois pas. Alors, ça c’est Ridy. Là, non, ce n’est pas la même photo mais elle n’a pas l’air bien vieille, ce qui n’est pas grave. Expérience : rien du tout, ça fait 4 ans qu’elle fait ça et elle n’a toujours pas lancé le projet. Donc pareil, pour moi, c’est un gros red flag. Ça ne veut pas dire que c’est une mauvaise chose, et ça ne veut pas dire qu’elle ne réussira pas évidemment. Mais, aucune vente en 4 ans de projet, ce n’est pas terrible. Et le deuxième, c’est Thibault Halm, il est juste là. Quelle expérience il a ? Bon, ils ne sont pas très bons en networking, 174 relations. Qu’est-ce qu’il a fait avant ? Donc lui, depuis 4 ans, et voilà, c’est tout. Il sort de l’IAE, il fait ça depuis 4 ans, il en a vendu 0.
Donc pour moi, ce sera un « non merci ».
J’enchaîne avec le deal suivant : Monsieur Appert, les bocaux de fruits et légumes en direct du jardin à l’étagère. Marque de bocaux en verre, lancée en 2016, donc là, eux, ils font probablement déjà du CA. Ils cherchent 300K. Je vais demander l’accès à la data room, je ne pense pas qu’on aura la valo. On va commencer tout de suite à décortiquer ça. Donc, ils font 32 recettes. On va, tiens, on va aller faire un petit tour sur leur site, tac, voir comment ça se présente. Alors, Monsieur Appert.com, qu’est-ce que ça donne ? Si ça veut bien charger… Ok, c’est pas grave. Donc déjà, qu’ils ont un site qui ne charge pas, c’est pas terrible. Un rayon de 200 kilomètres autour du lieu de transformation, un réseau d’épiceries fines, un modèle économique responsable où le producteur est mis en avant, ok. Donc, ils ont fait 150 000 euros de chiffre d’affaires, donc ça, c’est pas mal. Ils ont seulement 32 produits depuis 2018, donc ils sont très, à nouveau, c’est une niche d’une niche d’une niche.
On va aller voir l’équipe. On va aller voir le unfair advantage, je pense qu’ils en ont un, parce qu’ils ont des deals d’exclusivité avec ces gens-là, et des distributeurs. Donc je trouve qu’il y a un, tu vois, d’avoir Fauchon, Le Printemps du Goût, c’est pas Le Printemps, c’est Le Printemps du Goût, mais quand même. Donc, d’avoir 134 partenaires, ça c’est un vrai unfair advantage parce que, si tu veux créer la même chose, eh bien il va falloir que tu ailles chercher ces mecs-là, il va falloir que tu ailles chercher les producteurs. Même si, ils ont que du coup 32 producteurs. Et ça, ça veut dire qu’en France il y en a tellement des producteurs que voilà. Mais le fait d’avoir des distributeurs, dont Fauchon, c’est pas mal. Ils ont 5 chefs étoilés qui ont reconnu et référencent les produits de Monsieur Appert, bon. La taille du marché. Alors pareil, là, ils te mettent un gros chiffre. Donc ça, pardon je fais dans tous les sens, ça c’était le unfair advantage.
Pour aller sur le marché, justement, je suis un peu mitigé. Ça va, c’est le marché de la vente en ligne de ce genre de produits, ça augmente, il y en a de plus en plus. En même temps, c’est une minorité. La plupart des gens, justement, ils achètent en grande surface. Je le sais, moi j’ai bossé dans le vin et le vin, il est essentiellement acheté en grande surface même si le web augmente. C’est pareil avec l’épicerie fine, c’est pareil avec les produits du terroir. Il y a beaucoup beaucoup de concurrence. Donc je ne l’ai pas notée là, la concurrence, mais bien sûr c’est important de le noter. Il y a beaucoup de concurrence et il y a la concurrence notamment de gens comme Amazon, et ce n’est pas terrible d’avoir Amazon en concurrent, parce que c’est des monstres et ils ont beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup d’argent.
Evidemment, le business model c’est assez facile : ils vendent des trucs, enfin ils vendent des produits. Donc ça, ils savent monétiser.
La scalabilité. Il y en a une petite, parce que c’est une place de marché, donc si ça grossit, voilà, ça peut être intéressant. Le multiple : de 1,4 à 1,6, donc ça, c’est pas fou sur la marge. 20% du chiffre d’affaires, voilà, ils ne te mettent pas la marge mais ils te mettent le multiple de vente, donc ils font entre x1,4 et x1,6, donc c’est une marge de moins de 50%. Ça veut dire qu’ils l’achètent 20 euros et ils le revendent 32 euros, donc ils font 12 euros divisés par 32, ils font 37% de marge, donc ça va, c’est pas trop mal 37%. Et, ils te … Enfin, c’est pas mal si ils font du gros volume, comme c’est une place de marché, la vraie question pour eux ça va être l’acquisition en ligne, comment ils font leurs ventes, etc.
Donc, je ne vais pas avoir, malheureusement, à mon avis, la valo. Ce serait intéressant de savoir la valo pour eux.
Et on va aller terminer avec l’équipe. L’équipe, l’équipe : donc Patrick Elziere, « serial entrepreneur ». Donc ça, c’est un gros point positif, c’est un « serial entrepreneur » qui se laisse appâter par les sirènes de ce genre de projet. Encore une fois, il y en a beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup. Moi, j’avais rencontré, j’ai fait une vidéo sur cette chaîne, sur « Etre Gourmand », qui est finalement assez similaire, même si « Etre Gourmand » ils ont une sélection très très vaste. Eux, ils ont une sélection très très petite, seulement 32 produits. Le fait que ce soit monté par un mec qui a de l’expérience et qui a monté plusieurs boîtes, ouais, on a 38 relations en commun donc il a aussi un petit peu de réseau, ça c’est un très bon signe. Il fait ça quand même depuis 4 ans, apparemment depuis janvier 2014. Donc, il fait, bon, 150 000 de CA, au bout de 4 ans c’est pas mal. Il a bossé pendant 18 ans, il a monté, et il le fait encore, WEBSCAPE : site web « social & way of life », l’environnement de rencontre disponible, bon. Gayvox, donc c’est peut-être, ouais, un truc de rencontres gays. Il est investisseur dans Misterb&b, qui est le Airbnb gay, et qui cartonne apparemment, et j’ai un copain qui a investi là-dedans. Bon, il a investi pas mal de trucs, il est apparemment un petit peu impliqué dans la communauté gay, puisque, enfin en tout cas, il s’intéresse en tant que business puisqu’il investit là. Et Gayvox, qu’il a cofondé, s’intéresse à ça. C’est très malin, moi je trouve, parce qu’il y a, c’est une niche évidemment, mais il y a beaucoup de, il y a beaucoup de choses qui se passent dans cette communauté, comme tu le sais peut-être. Et, enfin, moi je trouve ça malin d’un point de vue business, moi je n’ai jamais investi dans des business qui étaient là-dedans, mais si j’en avais l’occasion, je le ferais peut-être.
Donc là, en l’occurrence, ce n’est pas Monsieur Appert, si j’ai bien compris, de la bouffe pour les, spécialement pour les gays, évidemment pour la communauté gay. Mais ça a l’air assez intéressant. Combien il vend ça ? Ce serait intéressant, alors voilà, moi je trouve que le pricing est un peu bas. Vendre à seulement 10 euros, pour moi, pour s’en sortir, donc tu vois si on revient sur mon calcul de marge, il fait, en fait, il va faire 6 euros de… tu vois il fait, aller, 10 euros x 0.37 de marge, il fait 3 euros de marge par truc. Donc il faut en vendre, il faut en vendre du potimarron châtaigne avant de gagner des sous. Donc, le ticket bien sûr qui… enfin le panier moyen doit être assez bas, et ça, c’est quand même emmerdant pour la croissance. Mais c’est un type avec un bon profil, je serais curieux de voir la valo, je la mettrai en description de la vidéo, le temps que je fasse le montage, je te mettrai une petite description en te disant ce que je pense de la valo, si ça me paraît bien ou pas.
Dans l’ensemble, un peu mitigé parce que, voilà, c’est vraiment une micro niche, vente de conserves en ligne. Et une boîte qui existe depuis 4 ans et qui n’a pas non plus explosé, en même temps, ils font quand même 150 000 euros de chiffre d’affaires, donc c’est pas trop trop mal. Ça c’est, en tout cas de celles que j’ai vues jusqu’à présent, ma préférée.
Évidemment mes décisions d’investissement réservées aux membres de mon club privé, donc si tu souhaites rejoindre le club privé, savoir dans quelles startups moi j’investis tout mon argent, et bien tu es libre d’accéder, je te mets le lien dans la description, tu peux aller sur leonisinvestissement.com
On termine avec la dernière startup du projet Firebnb : plateforme spécialisée dans la location de dernière minute de logements. Donc ça, c’est intéressant. Le créneau « dernière minute », la plateforme permet aux voyageurs de trouver un hébergement auprès des particuliers (type Airbnb). Donc, on enchaîne avec les critères.
On va aller voir tout de suite donc le marché. Alors le marché : Il me plaît beaucoup, il y a de plus en plus de gens qui voyagent, il y a de plus en plus de gens qui voyagent et qui voyagent à la dernière minute avec des offres comme Lastminute, avec des prix, des billets d’avion, des sites de comparaison, etc. Donc ça, le marché me plaît tout à fait.
La scalabilité / effet d’échelle : Et ben c’est très bien, parce que c’est un site internet, donc il y a 100% de scalabilité. C’est parfait, ça me plaît.
La monétisation : Donc, le panier moyen c’est 425 euros, et eux, ils prennent … business model … une commission de 53 euros. Donc, ça nous fait 53 sur 425, en moyenne un peu plus de 10 % de commission. Mais ça, ça peut être sur un gros flux puisque c’est 100% automatisé. Donc ça, ça me plaît beaucoup, la monétisation et la marge c’est très bien, c’est petite marge sur gros flux.
La valorisation : Comme d’habitude, on ne va pas l’avoir, pourtant ça va être très important pour cette boîte-là parce que ça peut faire partie vraiment des points.
On va tout de suite aller voir l’équipe. Qu’est-ce qu’ils disent ? Donc Maxime Blum et Thierry Jouannic. Déjà, ils ont un CTO, donc ça, ça me plaît. C’est un projet très technique, s’il n’y avait pas de CTO, j’aurais dit « c’est mort, j’y vais pas ». Ils ont un CTO donc bravo, c’est Thierry. Qu’est-ce qu’il a fait dans la vie ce petit Thierry ? Si ça veut bien charger.
Et puis on va aller voir bien sûr, en attendant, leur site internet. Donc ça s’appelle Firebnb. Tout ça, on ferme, on ferme, voilà. Thierry Jouannic, CTO. Ah, il a fait Le Wagon, ce qui est une très bonne chose. Le Wagon c’est un accélérateur pour apprendre à développer en quelques mois, enfin en 9 semaines pour être précis, c’est écrit là. C’est quelque chose que je connais très bien. Si vous voulez apprendre à coder, je vous le recommande, c’est un copain à moi qui s’appelle Edward qui s’en occupe en ce moment. Vous pouvez d’ailleurs me demander de vous mettre en contact. Sinon il n’y a pas de souci, il fait ça quand même depuis 2 ans donc ça, c’est, entre guillemets, un point négatif parce que ça prouve qu’il n’y a pas eu de tractions sur les deux premières années. Mais, en même temps, ils ont pu, ils ont pu pivoter, ils ont pu faire plein d’essais, etc. Donc, c’est pas forcément un problème mais c’est quand même un petit point négatif. Maxime Blum : donc lui, il est CEO, il sort de l’ESCP, ce qui est bien sûr une très bonne école. Il fait ça depuis 2014, depuis presque 4 ans. Avant, il a bossé chez Capgemini, consulting, d’accord il était consultant en sortant de l’ESCP ; Europ Assistance ; donc il a un profil tout à fait intéressant. C’est bien sûr sa première boîte, ce qui est toujours quelque chose que je note, mais c’est intéressant.
Allons voir donc le site web. La valo va être très très intéressante. Alors moi, j’aimerais bien voir combien ils ont fait de CA ces dernières années et quelle est la traction un petit peu. Mais je n’ai pas accès non plus au CA parce que, Finance, il faut la data room, d’accord. On va aller voir ce qu’il y a écrit ici, ils doivent en parler. 4500 logements sur la plateforme, donc ça, c’est un point important, c’est très important pour eux de recruter toujours plus de logement. Ils en ont 4500, je trouve que c’est déjà pas mal.
Le marché, il dit en croissance. Business model : Un partenariat avec Aventio, référence, donc ça c’est très très bien, c’est un très gros unfair advantage puisque ça leur permet, voilà, ils ont négocié ça et pour, si tu veux faire la même chose, pour négocier ça, ça va valoir beaucoup plus. Ils disent qu’ils ont un coût d’acquisition de 20 euros par logement, ce qui est très malin parce que, comme c’est une boîte web, il faut toujours comparer le coût d’acquisition, alors déjà des clients, ça ils n’en parlent pas apparemment, mais déjà le coût d’acquisition du logement, 20 euros c’est pas mal parce que s’ils le louent une fois, il gagne 53 euros. Donc ils ont de la place pour acquérir le logement et puis après, le logement, c’est rentabilisé. Ils le louent 2 fois, 3 fois, 4 fois, et puis dans les 53 euros, il reste de la marge, il reste de l’argent pour acquérir l’utilisateur qui va faire la location. Ils ont 5 partenariats en cours, d’ailleurs j’en vois que 3 mais ils disent qu’il y en a 5. Euh… tac tac tac … Paul Hermelin, PDG de Capgemini, avec des mentors, ça c’est super. Ils ont quelques retombées presse. D’accord, ouais, ce serait très très chouette de voir leur CA sur 2017 mais on ne l’a pas malheureusement. En tout cas, une société très très intéressante, je vais, ben voilà, finir cette analyse et je donnerai bien sûr ma conclusion dans mon club privé d’investissement. Donc, pareil, si tu souhaites le rejoindre pour avoir ma décision finale d’investissement en fonction de la valo et du CA, tu es bien sûr libre de rejoindre, je te mets le lien dans l’inscription, c’est Leonis investissement.
C’est tout pour cette vidéo, une vidéo assez longue. Dis-moi ce que tu en as pensé, dis-mois ce que tu penses de ces startups. Est-ce que tu vas investir ? Dans laquelle des 4 tu souhaites investir ? Moi, clairement, j’ai une préférence pour les 2 dernières, et parmi les 2 dernières, une préférence pour la dernière. A voir, il me manque malheureusement des éléments, mais de ce que je vois, c’est quand même un projet qui m’a l’air intéressant. Je termine avec leur site. Bon, je trouve pas le site hyper hyper sympa, comparé à quand tu vas sur Airbnb, tu comprends beaucoup plus ce que c’est. Que là, il n’y a pas de fond, c’est un fond simplement violet, c’est pas fou, alors que tu vois, tu arrives sur Airbnb, tout de suite tu comprends ce qui se passe, enfin si ça veut bien charger. Mon internet visiblement est un petit peu capricieuse ce matin.
Dis-moi ce que tu penses de cette vidéo. N’oublie pas de t’abonner à la chaîne « Leonis » juste en dessous, n’oublie pas de mettre un « Like » si cette vidéo t’a plu et dis-moi dans laquelle de ces 4 startups tu penses investir. Qu’est-ce que tu penses de ces 4 startups ? Est-ce qu’elles te plaisent ?
Et c’est tout ! Evidemment, tu es libre d’accéder directement en description de cette vidéo, si tu es arrivé jusque-là c’est que ça t’intéresse ce que je fais et ce que je raconte, donc n’hésite pas à aller voir cette formation gratuite d’une heure, c’est entièrement gratuit, t’as juste à cliquer : « De 5000 à 72000 euros en investissant dans les startups innovantes ». Donc, tu vois, là je t’ai un petit peu montré mon raisonnement, ben je te montre comment j’ai pris ce raisonnement pour investir dans les startups et gagner plein d’argent. Le lien de la formation est dans la description de la vidéo YouTube juste en dessous.
Et moi, je te dis à très bientôt pour une prochaine vidéo. N’oublie pas de t’abonner.
Ciao !