Qui veut être mon associé ? Saison 2 – Épisode 4 – Le Debrief

Salut les investisseurs malins, j’espère que tu vas bien, je m’appelle Gabriel Jarrosson. Aujourd’hui, on analyse l’épisode 4 de Qui veut être mon associé ? à partir de mes critères d’investissement gagnants. Si tu ne connais pas mes critères d’investissement gagnants, tu peux les retrouver en description de la vidéo juste en dessous, tu peux les mettre sur pause, les télécharger gratuitement, ça te permettra de comprendre de quoi je parle quand je parle d’avantages injustes, de scalabilité d’effet d’échelle des produits digitaux versus les produits physiques, etc. Et si tu les connais déjà, eh bien on attaque tout de suite. 

Donc, on commence avec Happy Funky Family, on va donc l’analyser à partir de mes critères. On commence par l’équipe, donc il y a deux sœurs, elles sont deux, c’est déjà bien, elles ne sont pas seules, enfin ce n’est pas une solo-entrepreneuse ou un solo-entrepreneur. Reste comme d’habitude la question de la complémentarité, ça n’a pas été évoqué durant l’épisode. Est-ce qu’effectivement, voilà, est-ce qu’ils se complètent ou pas ? Il faudrait bien sûr creuser, rentrer plus en détail pour le savoir. 

L’avantage injuste, alors tout le monde peut le faire, d’autant plus que c’est une plateforme, c’est une place de marché où des clients rencontrent des artistes qui sont les fournisseurs. Et une place de marché finit par avoir un avantage injuste lorsqu’elle a une taille critique. Aujourd’hui, si tout le monde réserve son hébergement sur Airbnb, c’est parce qu’ils ont une taille critique, ils ont suffisamment d’offres de logements et que tu sais que si tu vas à Mexico City ou à Tokyo, eh bien tu trouves un hébergement sur Airbnb.

 Ici, ce n’est pas le cas parce qu’elles n’ont que 30 artistes. Donc, non seulement tout le monde peut faire un site de création de vente, mais en plus tout le monde peut trouver 30 artistes, c’est vraiment facile. Le jour où tu as 5 000, 10 000 artistes partout dans le monde, là tu commences à devenir incontournable. Donc, pas d’avantage injuste selon moi. 

Le marché, alors c’est assez rare que je dise qu’il n’y a pas un gros marché, mais je ne sais pas quel est le marché du portrait qui rend heureux puisque ce n’est même pas un portrait, c’est un portrait de manière artistique. Et je ne sais pas si ce marché est si énorme que ça. Je ne suis pas convaincu. Elles ont fait des ventes, mais je ne suis pas convaincu que ce marché soit si énorme. Est-ce qu’on dit que c’est le marché de l’art en général ? Et dans ce cas-là, ok, il y a un gros marché. Ou est-ce qu’on dit que c’est le marché… Le marché du portrait, c’est déjà un plus petit marché. Et le marché du portrait commandé sur Internet et du portrait artistique. Donc, je ne suis pas sûr à 100% pour le marché. Donc, je pense que ce n’est pas un marché aussi gros que ce qu’on pourrait imaginer. 

Donc, ce n’est pas scalable autant que ce qu’on voudrait sur les produits digitaux puisque c’est à la main, un par un, les portraits digitaux qui sont réalisés, les portraits physiques, pardon, qui sont réalisés un par un. Donc, on n’a pas de scalabilité. 

La monétisation, elle est très claire. Ils vendent le portrait pour 150 euros. Donc, ils savent comment vendre. Et ils ont une commission de 50%. J’étais finalement assez étonné, surpris. Mais la commission, elle est élevée. C’est la commission traditionnelle des galeries. Et ils ont cette commission de 50%. Donc, là-dessus, ils récoltent un point vert. Bravo. 

Pour ce qui est de la traction, 35 000 euros de chiffre d’affaires, 80… Alors, 35 000 euros de chiffre d’affaires, pas mal en soi. Ce n’est pas zéro du tout. Il y a plein d’entrepreneurs qui rêveraient de faire 35 000 euros de chiffre d’affaires. Mais ce n’est que finalement 90 portraits. Ce qui te montre que ça reste très, très, très petit, anecdotique. Il n’y a pas des milliers et des milliers, ni même des centaines. Ni même une centaine de portraits qui ont été vendus. Donc, ça reste très petit. 

Du coup, on a une valorisation à 400 000 euros. C’est assez dur de juger. Elle est effectivement de toute façon très basse, cette valorisation. Mais pour une boîte qui n’a aucun avantage injuste, pas d’effet d’échelle et un chiffre d’affaires finalement assez faible, j’ai trouvé moi que… Parce que 35 000 euros de chiffre d’affaires, ça fait 17 000 euros de bénéfice, de marge brute, même pas de marge nette. Donc, j’ai trouvé 400 000 euros, c’était un peu cher. J’étais peut-être un peu dur sur la valorisation. On va changer. On va mettre… On va mettre moyen. C’est-à-dire que 400 000 euros, en même temps, on ne peut pas faire beaucoup plus bas. Donc, j’étais un peu sévère. Donc, je corrige. On va dire moyen. Mais c’est difficile de valoriser une boîte qui fait aussi peu de CA. 

Mais du coup, on lui donne une valorisation très basse. Vous savez quoi ? Il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis. Et on va mettre vert. On va dire que c’était bien. Franchement, 400 000 euros, on ne peut pas espérer moins. Maintenant que j’y réfléchis, tu vois, en le disant, on ne peut pas espérer que la boîte, elle soit valorisée 30 000 euros, 90 000 euros. C’est ridicule. Donc, la valo, on va dire qu’elle est OK. Donc, je corrige ce que je voulais dire et je donne un point vert. 

On enchaîne avec Aeklys. Alors, pas facile à écrire. C’est la fameuse bague qui te permet de payer en passant ta bague sur n’importe quoi, de payer ton bus, ton vélo, ton métro, ton je ne sais pas quoi, au restaurant, etc. Donc, une équipe de deux cofondateurs. Quelle est la complémentarité ? Comme d’habitude, il faudrait entrer plus dans les détails. L’avantage injuste, très clair, 25 brevets et innovations technologiques qu’ils ont développés et qui est protégé par ces brevets. Donc, même si elle n’est pas protégée, l’innovation technologique, c’est déjà un avantage injuste parce que si toi et moi, on veut faire la même chose, il faut qu’on arrive à recréer la même innovation. Mais là, même si on arrive à la recréer, en fait, on ne peut pas parce qu’il y a des brevets et on enfreindrait ces brevets. 

Donc, très clair, avantage injuste, impeccable. Le marché. Alors, le marché, Marc, pendant l’émission, Marc Simoncini a dit, c’est un marché énorme, c’est tous les gens qui ont un doigt et qui peuvent porter une bague. Je ne suis pas forcément d’accord. Je ne suis pas tout à fait d’accord parce que, on ne sait pas s’il y a de la demande.

 Je te donne un exemple, les Google Glass. On peut dire, le marché, c’est tous les gens qui ont des yeux. Et en fait, il n’y avait pas de demande, personne ne voulait acheter des Google Glass à 3000 euros. Donc, on a prouvé qu’il y a un marché pour le smartphone, tout le monde veut acheter un smartphone, on a prouvé qu’il y a un marché pour les télés, les gens veulent des télés chez eux. Mais est-ce que les gens veulent porter une grosse bague assez moche, en tout cas, selon moi, elle est assez moche, ça c’est des goûts personnels, mais en tout cas, elle est assez grosse, assez imposante. Est-ce que les gens veulent porter une grosse bague pour payer plus facilement qu’en sortant leur smartphone, en sortant leur Apple Watch, qui est déjà facile d’accès et d’utilisation. Donc, est-ce qu’il y a un marché ? On ne le sait pas, le marché n’a pas été prouvé. Et donc, j’ai mis le moyen. On peut dire que peut-être il y a un marché, on peut l’imaginer. Je ne dis pas que c’est impossible et que c’est complètement idiot de penser que les gens… Non, c’est possible, mais ça n’a pas été prouvé. Donc, pour moi, c’est orange et c’est un peu limite. 

On est sur un produit physique, donc on n’a pas la scalabilité du digital, qu’on cherche, c’est dommage pour un produit aussi technique et innovant, mais on est quand même sur un produit physique. 

La monétisation, c’est très simple, vendre de la bague. La marge, elle est bonne. Donc, ils vendent 49 euros une bague produit 15 et 41 euros une bague vendue 149. Donc, on est largement à plus de 50%. Je n’ai même pas fait le calcul, je te laisserai le faire. Mais on est aux alentours de, ici, 41 pour 149. On est à plus de 65% de marge, donc c’est assez chouette. 

Alors, on arrive à la valorisation. Et la valorisation, bien sûr, elle prend en compte la totalité des produits. C’est-à-dire que pour savoir si la valorisation est bonne, il faut savoir est-ce qu’ils ont déjà fait beaucoup de chiffres d’affaires ou pas. Alors, la valorisation, c’est 5% pour 625 000, ce qui donne une valorisation à 12,5 millions. Mais en fait, c’est 25 millions la valorisation parce qu’ils ont dit qu’il y avait 2,5% pour les 625 000 et 2,5% pour l’advisory. Donc, ils ont appelé ça les BSA, Bonds de souscription en action, mais qui ne rentrent pas dans la valorisation. C’est une petite façon de contourner la valorisation. C’est un peu technique, mais grosso modo, ça leur permet de dire que la valorisation, c’est 25 000, alors qu’en fait, pour ces 625 000, ils ont fait un deal avec Éric Larchevêque, mais finalement, ils ont donné 7,5%. Donc, si on calculait, on serait en dessous des 12 millions. Mais eux, par une petite astuce, en disant que les 5%, ils ne sont pas contre de l’argent, mais ils sont contre de l’advisory, ça leur permet d’avoir une valo à 25 millions pour les prochains tours de table. Ils peuvent dire « Ah bah ouais, regardez, on est les plus forts, on a une valo à 25 millions. » Donc, valo à 25 millions, si la boîte, elle vend 10 millions par an ou 15 millions par an de bagues, très bien, pourquoi pas.

 Ici, c’est sorti depuis 2020, donc ça fait un petit moment, ça fait plus d’un an. Et finalement, ils n’ont vendu que 3 500 bagues. Je trouve que c’est très bien, 3 500 bagues, ça fait 350 000 euros de chiffre d’affaires généré, pareil, 350 000 euros, je ne suis pas là à dire que c’est nul, mais pour une boîte à 25 millions, pour une boîte à 25 millions, mais c’est complètement délirant. Une boîte comme ça, 350 000, ça vaut peut-être, allez, 5 millions, si on est vraiment fou, entre 5 et 10 millions, pourquoi pas. Mais 25 millions, évidemment, c’est trop cher. 

Donc, je trouve que cette traction, elle n’est pas énorme, 3 500 utilisateurs, alors qu’ils ont Blaise Matudy, qu’ils ont Philippe Starck, le designer, etc. Ils n’ont vendu que 3 500, c’est bien, mais ce n’est pas énorme, ce n’est pas impressionnant, surtout en plus d’un an. Et du coup, cette valo à 25 millions, même à 12 millions, me paraît trop élevée par rapport à cette traction. Voilà pour l’analyse de Aeklis. J’enchaîne sur l’analyse de Dalma. 

Alors, Dalma, c’est intéressant, c’est une, enfin, c’est un assureur pour les chiens, mais en fait, ce n’est pas un assureur, c’est un distributeur d’assurance. Eux-mêmes, ils ne font pas le métier d’assureur, ils distribuent l’assurance. Donc, on a deux cofondateurs. Est-ce qu’ils sont complémentaires, oui ou non ? OK. L’avantage injuste, je n’en ai pas trouvé. Tout le monde peut le faire, ils viennent de démarrer. Et donc, n’importe qui, demain, peut aller voir une assurance et dire, on va nous aussi distribuer vos produits. Et c’est vraiment ça. C’est-à-dire que pour devenir assureur, là, c’est un peu compliqué, mais pour distribuer les produits d’un assureur, toi et moi, demain, on peut le faire. C’est ce qu’on fait de toutes les assurances quand elles démarrent. C’est normal, on ne démarre pas en devenant assureur quand on est une startup dans l’assurance parce que c’est trop compliqué. Il faut avoir un gros bilan. Il faut avoir, je crois, plus de 10 millions de trésors pour pouvoir être assureur. Donc, on ne peut pas le faire du jour au lendemain, mais on fait un partenariat finalement et on distribue l’assurance d’un autre. Donc, n’importe qui peut le faire. Pas d’avantage injuste, selon moi. 

Le marché, il n’y a aucun problème, il est énorme. Les chiens, les chats de compagnie en France et en Europe, il y en a énormément.

La scalabilité, les effets d’échelle. Alors, c’est non seulement un business scalable parce que c’est un business de l’assurance, mais eux, aujourd’hui, ils ne sont même pas dans l’assurance, ils sont distributeurs. Donc, c’est un intermédiaire qui se met au milieu entre des assureurs et des clients. Ils font ça en ligne sur Internet. Donc, c’est entièrement scalable. Et ça, c’est quand même cool puisque on n’a pas tant de projets scalables digitaux dans cette émission. Et donc, quand on en a, j’aime bien et je le note.

La monétisation, c’est par abonnement. Mais en fait, eux, ils ne vendent pas des abonnements. Ils prennent une commission sur l’abonnement qu’ils vendent à l’assurance. Donc, c’est un business de commission. Ils savent comment monétiser. Sur cette commission, ils ont 100% de marge parce qu’eux, ils n’ont rien à faire. Ils sont une plateforme. Ils ont éventuellement les coûts d’acquisition client, mais on ne les compte pas comme coûts fixes, les coûts d’acquisition client, puisque ça dépend de chaque client. Tu peux avoir des clients qui viennent par le bouche à oreille, par la notoriété, etc., etc., par le référencement Google. 

L’attraction, malheureusement, elle est nulle puisqu’ils ont zéro client. Donc là, c’est nul, nul, nul. Ils viennent en disant, ben non, on n’a pas de client. Ils n’ont rien fait. Ils ont 2000 préinscrits. Mais comme l’a dit Anthony Bourbon, ils ont 200 followers sur Instagram. Donc, on ne va pas se mentir, 200 followers sur Instagram, c’est rien. 2000 préinscrits, c’est sûrement leurs copains, copines, leur entourage. Ils ont fait un peu de buzz sur les réseaux sociaux. On n’appelle pas ça de l’attraction. L’attraction, c’est les clients qui payent. Donc, zéro pour l’attraction. 

Et du coup, une valorisation à 6 millions, évidemment, beaucoup trop élevée. D’ailleurs, ils se sont fait démonter pendant le live à cause de ça. Effectivement, la boîte, elle vient de commencer il y a 15 jours. Ils donnent une valeur de 6 millions. On n’y est pas du tout. 

On enchaîne avec Bolid Ster. Bolid Ster, c’est des jeans très solides. On a donc deux cofondateurs. Complémentarité, point d’interrogation, comme d’habitude. Avantage injuste, ils ont une technologie innovante qui est le tissu. Donc, ils ont un vrai avantage injuste. Alors, comme tu t’en souviens dans l’émission, le problème, c’est que le tissu, il n’est pas inclus dans la boîte. Donc, les investisseurs n’ont pas accès à ce tissu-là. Mais ça reste quand même un avantage injuste. Ils sont les seuls à l’avoir puisque c’est le fondateur de Bolid Ster qui est lui-même l’inventeur du tissu. Donc, il ne va pas aller, le donner à quelqu’un d’autre pour se mettre en concurrence avec lui-même. Évidemment, ça ne fonctionnerait pas. Donc, ils ont un vrai avantage injuste et ça, c’est déjà pas mal. 

Le marché du jean, aucun problème. Même le marché du jean entre 150 et, ou 170, 180, je ne sais plus le prix de départ, et 500 euros, il y a de quoi faire. Donc, il y a du monde qui achète, aucun problème. 

On n’a pas l’escalabilité et les effets d’échelle du digital. On est simplement sur des produits physiques. On est sur un produit physique qui peut très bien être produit à grande échelle et donc faire jouer certains effets d’échelle industriel, mais comme d’habitude, pas les effets d’échelle du digital où on produit une fois et on vend à l’infini. C’est ce que j’explique dans mes critères d’investissement que tu peux télécharger dans la description juste en dessous. 

La monétisation, ils vendent les jeans, très simple. La marge n’a pas été évoquée. Franchement, c’est dommage. On peut supposer qu’elle est bonne puisqu’ils les vendent cher, entre 180 et 500 euros. Donc, on peut supposer qu’elle est à plus de 50%, mais on ne sait pas et c’est franchement dommage que ce ne soit pas évoqué. 

On a une valorisation à 2 millions. Donc, il faut mettre en rapport avec la traction. 150 000 euros de chiffre d’affaires sur le jean cher, donc 300 jeans à 500 euros. Et 350 000 euros de CA au total sur l’année 2020, sachant qu’ils ont tourné ça été 2021. Donc, c’était leur dernière année totale. On ne sait pas combien ils ont fait en 2021. 

350 000 euros de CA pour une valo à 2 millions. Ils doivent faire la moitié en marge, peut-être un peu moins. Donc, ils font peut-être 100 000 de marge brute. Ils doivent faire zéro de marge nette, enfin zéro de résultat net. Donc, 2 millions, un peu cher. Un peu cher, pas déconnant comme d’autres qu’on a pu voir à l’instant, mais un peu cher. Donc, voilà. Point orange pour ça. 

On enchaîne avec My Addie. Alors, une histoire extraordinaire. Franchement, je suis tombé amoureux. Façon de parler de cette entrepreneuse. Elle a une histoire extraordinaire. Elle a un parcours extraordinaire. Elle s’en est sortie. Franchement, bravo. Admiration totale. C’est incroyable. Mais on va analyser les fondamentaux du business. On est là pour ça. 

Donc, elle est toute seule. Évidemment, c’est toujours un problème. D’ailleurs, ça lui a été conseillé. Je crois que c’est Marc Simoncini qui lui a dit « Tu as besoin d’un cofondateur technique pour, avec toi, faire la partie technique de ton appli. » L’avantage injuste. Qu’est-ce qui… Alors, est-ce qu’il y en a un ou pas ? Au début, je me suis dit « Ben non, c’est une appli. N’importe qui peut le faire. » Il y a quand même le vécu de la fondatrice et ce qu’elle véhicule et ce qu’elle va être capable de porter. Non seulement l’énergie qu’elle va y mettre en se levant le matin, mais aussi l’histoire qu’elle peut raconter qui vont attirer les gens vers elle. Et c’est vraiment quelque chose. Donc, c’est pas mal. C’est pas rien. Et elle a dit qu’elle développait tout ça avec une équipe médicale. Donc, n’importe qui peut le faire. Mais en attendant, elle développe un truc sérieux scientifiquement, enfin en tout cas médicalement, qui tient la route. Et c’est pas mal. 

Donc, avantage injuste, un tout petit peu léger. C’est pas un brevet. Mais enfin, c’est surtout ça. Le vécu de la fondatrice, son histoire, sa personnalité, ce qu’elle va pouvoir mettre en avant, raconter, etc. 

Le marché. La moitié des Français ont une addiction, selon elle. Alors, c’est pas l’addiction tous au crack, évidemment et heureusement. Mais ça peut être évidemment la cigarette. Ça peut être l’alcool. Ça peut être la bouffe ou la malbouffe. Ça peut être le sucre. Il y a des degrés de gravité. C’est moins grave d’être addict au sucre que d’être addict à la cigarette. Et la cigarette, c’est encore moins grave que le crack. Mais pour autant, il y a beaucoup de… La moitié des Français ont une addiction. Mais même si on ne va pas sur la moitié des Français, si on prend que les fumeurs, je ne sais pas combien il y a de fumeurs en France, mais on va regarder le nombre de fumeurs en France. Il y en a… Ben, c’est pas écrit. Merci beaucoup, Google. 30% des personnes des 18 à 75 ans fument, soit plus de 10 millions de personnes. Donc, on a clairement, rien que sur la cigarette, on a un marché énorme. Il n’y a pas de problème. Donc, le marché, c’est OK. 

La scalabilité, les effets d’échelle, eh bien oui, c’est une application 100% digitale et scalable. Donc, on crée l’application une fois, on crée les contenus une fois et on peut les vendre à l’infini. Donc, bravo. Ça, c’est très bien. Et ils ont osé la critiquer en disant « Oui, mais tu fais une application, c’est pas bien, alors qu’on est addict au smartphone. » Eh oui, d’accord. Mais comme elle l’a expliqué elle-même, au moins, elle peut scaler, alors qu’aujourd’hui, elle est limitée par son temps. Et avec ça, elle peut avoir un vrai impact sur des centaines de milliers, des millions de personnes. Donc, bravo pour avoir créé une appli. 

La monétisation, je ne trouve pas ça cher. Alors, c’est tout con, mais 29,90 par mois, c’est Isabelle Veil qui a dit « Mais c’est hyper cher. » Moi, tout de suite dans ma tête, je me suis dit « Un toxicomane qui prend du crack, de l’héroïne, etc., combien il dépense par mois dans sa drogue ? » Je crois savoir, je n’en sais rien, je n’ai pas été vérifier que c’est peut-être 10 ou 20 euros dans ces eaux-là la dose de crack. Et donc, s’il s’en fait une par jour, ça fait 300 euros par mois. Donc, c’est que dalle, et encore, j’ai pris la fourchette basse, c’est que dalle de payer 30 euros ou 60 euros pour s’en sortir. C’est de l’argent qu’ils ont probablement, même s’ils mendient pour l’avoir. Et franchement, je n’ai pas trouvé ça, moi, spécialement cher. Bon, ce n’est que mon avis. Peut-être que j’ai dit des conneries sur les prix, encore une fois. Je n’en sais rien, je n’ai pas été sur le terrain vérifier, mais ça ne m’a pas choqué. Et je trouve ça dommage, encore une fois, que cette nana qui est franchement un parcours incroyable, etc., se fasse critiquer sur un truc aussi bas que le prix. À la limite, OK, c’est trop cher, on le changera, ce n’est pas grave, on testera, mais bon, c’est dommage. 

Bref, la marge, 100 % de marge, puisque c’est une appli, donc il n’y a rien. Une fois qu’on a créé l’appli, tous les clients, c’est de la marge directe. 

La traction, malheureusement, pas encore lancée. Donc, difficile de juger. Enfin, non, là, c’est négatif, il n’y a pas de traction. Et du coup, difficile de juger pour la Valo, une boîte qui n’est pas lancée. Bon, c’est toujours trop cher, une boîte qui n’est pas lancée. En même temps, on ne peut pas descendre un peu plus. C’est la même chose que tout à l’heure pour Happy Funky Family, 400 000 euros de Valo pour une boîte très jeune. Ils avaient quand même 35 000 euros de CA, donc j’ai dit que c’était largement OK. Là, on est sur une Valo un peu plus chère, 500 000, et on n’a vraiment aucun CA. C’est très limite. Pour être gentil, parce que j’adore l’entrepreneuse, on va dire que c’est orange, on pourrait dire rouge. C’est très limite, pardon, parce que la boîte, il n’y a vraiment rien. Il y a quand même les contenus existent, donc il y a quand même des choses qui ont été faites. Donc, limite, voilà, limite. 

On termine par Benur. Benur, donc les vélos qui sont des espèces de chars dans lesquels les personnes à mobilité réduite peuvent rentrer avec un fauteuil roulant et peuvent « mandaler », c’est un mot qu’on a appris hier soir, pas « pédaler », « mandaler ». Et on va donc regarder ce projet-là. 

Alors, l’équipe, j’ai mis « solopreneur », je ne suis pas sûr. Est-ce qu’il est associé avec sa femme ou pas ? Sa femme était là, plusieurs fois, ils ont employé l’expression « on a créé ça ensemble ». Donc, s’ils sont deux, très bien, reste la question de la complémentarité. S’il est tout seul, c’est un solopreneur. Donc, point d’interrogation sur ce critère, je ne suis pas sûr, mais il n’y a que lui qui est venu présenter. Et il n’a pas dit « on a créé ça ensemble avec ma femme », donc je ne sais pas. 

Avantage injuste, à priori, il n’y en a pas. Alors, il y a peut-être, on peut le dire, le fait qu’il ait mis en place les systèmes, les circuits de production. Et ça, il l’a dit, il a dit « voilà, j’ai tout en place pour produire ». Il n’en a produit que 12 ou que 20. Donc, les circuits ne sont pas incroyables et tout. Mais ils existent. C’est un petit avantage injuste, parce que si toi et moi, demain, on veut recommencer la même chose, il faut qu’on recrée tout ça industriellement. Donc, léger, franchement léger, mais pas dingo.

Le marché, malheureusement, il est important. C’est les personnes de mobilité qui sont en fauteuil roulant. Donc, il y en a suffisamment pour que sa boîte vive et gagne de l’argent. 

On est sur un produit physique, donc pas de scalabilité des produits digitaux qu’on recherche. La monétisation, très clair, c’est une vente de produits. 

La marge, malheureusement, elle n’est pas bonne pour le moment. Alors, peut-être que quand… Quand il grossira, il pourra faire plus de volume et produire à moindre coût. C’est ce qu’on appelle les effets d’échelle industrielle. Et donc, augmenter sa marge. Mais aujourd’hui, ils produisent 5 000 euros pour un vélo ou un, je ne sais pas comment, un char qu’ils vendent 9 000 euros. Donc, on est à moins de 50 %. Et donc, on est sur une marge inférieure à 50 %, un critère négatif. 

La traction, pas énorme, 12 vélos vendus. Alors, c’est d’autant plus dur de vendre des vélos quand on les vend à 9 000 euros. Donc, finalement, c’est 100 000 euros de CA, il l’a dit, où ça a été évoqué. C’est quasiment 100 000 euros de CA, mais ça reste que 12 vélos vendus. C’est-à-dire qu’il n’y a pas non plus des mille et des cents de personnes qui connaissent son produit et qui s’y sont intéressées. Et donc, il a une valeur d’un million cinq pour 100 000 euros de CA, mais seulement 12 vélos vendus que je trouve à nouveau un peu limite, presque trop. C’est presque vraiment pas loin d’être rouge. C’est orange très foncé, mais bon, ce n’est pas non plus… Enfin, voilà, il a sa ligne industrielle qui est en place. Il a quand même fait 100 000 euros de CA, même si ce n’est que 12 vélos. On va dire que ça passe sur la valorisation. 

Voilà pour l’analyse de l’épisode 4. Donc, rendez-vous jeudi prochain pour l’épisode 5. Je crois que c’est l’avant-dernier selon mes sources, il n’y en aura que 6. Évidemment, si tu veux investir avec nous, le Club Léonis Investissement, dans des startups à fort potentiel de la Silicon Valley qui répondent à tous ces critères d’investissement qui ne sont que des critères verts et qui sortent notamment des plus grands incubateurs de startups de la Silicon Valley comme par exemple le Y Combinator où ont été créés Airbnb, Stripe, Dropbox, Twitch, Coinbase, etc. J’en parle. Si j’en oublie, tu peux rejoindre le Club Privé Léonis Investissement. Le lien est juste en dessous dans la description. Et les investissements sont accessibles à partir de 2500 euros par investissement et par personne. Donc, si ça t’intéresse, tu es le bienvenu. Merci de m’avoir regardé jusqu’au bout. Si la vidéo t’a plu, bien sûr, aime-la, partage-la. Si tu n’es pas abonné, abonne-toi pour ne pas rater la vidéo de la semaine prochaine. Et je te dis à très bientôt. Ciao, ciao !